Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu, vendredi 30 octobre 2026, avec son homologue russe, Vladimir Poutine, au Palais du Kremlin, à l’issue des travaux du 3ᵉ Sommet Russie-Afrique. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, avec une attention particulière accordée aux priorités de développement de la RDC et au respect de sa souveraineté.
À cette occasion, Vladimir Poutine a présenté la RDC comme « l’un des partenaires les plus prometteurs en Afrique avec un potentiel important en matière de commerce et d’investissement ». Le dirigeant russe a également exprimé la disponibilité de son pays à accompagner le développement congolais dans le cadre d’un partenariat mutuellement avantageux, fondé sur les besoins réels de la population et respectueux de la souveraineté nationale.

De son côté, Félix-Antoine Tshisekedi a réaffirmé la volonté de la RDC de diversifier ses partenariats internationaux de manière autonome et sans alignement imposé. Dans cette perspective, il a identifié cinq axes prioritaires pour la coopération avec Moscou notamment la paix et la diplomatie, la sécurité, l’agriculture, l’énergie ainsi que l’innovation technologique et numérique.
Cette orientation s’inscrit dans la démarche diplomatique défendue par le chef de l’État, qui entend préserver la liberté de décision de la RDC tout en multipliant ses relations de coopération.
« Diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp : c’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », avait-il souligné lors du sommet.

La rencontre au Kremlin a également été marquée par la signature de trois accords bilatéraux. Ceux-ci portent notamment sur la création d’une commission intergouvernementale et le renforcement des échanges dans les domaines de l’éducation et de la santé.
La mise en place de cette commission devrait offrir un cadre institutionnel aux discussions entre les deux pays et au suivi de leur coopération. Toutefois, les détails relatifs aux modalités d’application, aux financements et au calendrier des engagements n’ont pas été précisés dans les communications rendues publiques.
Kinshasa poursuit ainsi sa stratégie de diversification des partenariats internationaux, avec l’objectif affiché de mobiliser de nouvelles opportunités dans les secteurs prioritaires du développement national.
Lydia Mangala


