La Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part, ce mercredi 19 août 2026, au lancement d’une campagne chirurgicale consacrée à la prise en charge des complications biliaires chez les personnes vivant avec la drépanocytose.
Cette initiative est menée conjointement par le Centre de Médecine Mixte et d’Anémie SS (CMMASS) et le Centre hospitalier universitaire (CHU) du Cinquantenaire. Elle vise à apporter une réponse médicale concrète à certaines complications qui affectent la santé et la qualité de vie des patients drépanocytaires.
À cette occasion, Denise Nyakeru Tshisekedi a rappelé l’ampleur de la drépanocytose, particulièrement en Afrique subsaharienne. Selon les données évoquées par la Première Dame, environ 7,74 millions de personnes vivaient avec cette maladie dans le monde en 2021, dont près de quatre sur cinq en Afrique subsaharienne.
Au-delà des chiffres, l’épouse du Chef de l’État a insisté sur la dimension humaine de cette maladie, qui touche directement les enfants et leurs familles.
« Derrière cette initiative, il y a avant tout des enfants, des familles et des vies que nous voulons préserver », a-t-elle déclaré, soulignant que les statistiques « ne mesurent ni les nuits d’angoisse des parents, ni le courage silencieux des enfants, ni le dévouement quotidien des soignants ».

Pour Denise Nyakeru Tshisekedi, la lutte contre la drépanocytose en RDC doit désormais aller au-delà des campagnes de sensibilisation. Elle estime nécessaire de renforcer la prise en charge médicale, de garantir des soins adaptés et d’apporter des réponses concrètes aux différentes complications auxquelles sont confrontés les patients.
La Première Dame a également salué la collaboration entre le Centre de Médecine Mixte et d’Anémie SS et le CHU du Cinquantenaire, ainsi que l’engagement des professionnels de santé mobilisés dans cette campagne.

« Loin d’être un simple arrangement technique, cette mutualisation des expertises traduit une approche essentielle dans la prise en charge des patients : décloisonner les institutions, rapprocher les spécialités, partager les ressources et, surtout, replacer la personne malade au centre de toute décision », a-t-elle souligné.
La campagne chirurgicale cible notamment les complications biliaires associées à la drépanocytose, parfois peu connues du grand public, mais susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur la santé des personnes concernées.

Pour la Première Dame, chacune des interventions réalisées représente ainsi une possibilité d’améliorer concrètement la vie des patients, particulièrement celle des enfants.
« Chaque intervention est une chance de soulager une douleur et de redonner de l’espoir. Prendre soin de nos enfants, c’est aussi protéger leurs rêves et leur donner la chance de construire leur avenir », a conclu Denise Nyakeru Tshisekedi.

Engagée depuis plusieurs années dans la lutte contre la drépanocytose, la Première Dame entend ainsi poursuivre son plaidoyer en faveur d’une meilleure prévention et d’une prise en charge adaptée des personnes vivant avec cette maladie en République démocratique du Congo.
Joséphine Mawete


