Grâce à l’accord bilatéral conclu avec la Chine, les producteurs congolais pourront désormais approvisionner le marché chinois avec 180 000 tonnes de piment sec et 50 000 tonnes de cacao par an, pour une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars américains. Cette opportunité a été au centre d’une réunion technique tenue le lundi 27 juillet 2026 entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et le directeur général du Jardin agro-industriel du Congo, Paul Okitana Omambo.
Cette rencontre visait à examiner les modalités d’accompagnement des producteurs et des opérateurs économiques afin qu’ils puissent tirer pleinement profit de ce nouveau débouché commercial ouvert sur le marché chinois.
Cette opportunité est le fruit de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 à Beijing entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue chinois, Wang Wentao. Cet accord avait notamment permis la conclusion d’un partenariat stratégique entre l’International Chamber of Commerce of Christian Communities, représentée par Paul Okitana Omambo, et la société chinoise Hunan Pengfei International Trade Co. Ltd., basée à Changsha, pour la commercialisation du piment sec congolais.
Reçu à son cabinet de travail, Paul Okitana Omambo est venu solliciter l’accompagnement du Gouvernement afin de structurer cette filière et de permettre aux producteurs locaux de répondre aux exigences du marché chinois.
Au cours des échanges, Julien Paluku a salué cette avancée, qu’il considère comme une illustration concrète de la diplomatie économique menée par la République démocratique du Congo sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a rappelé que les produits « Made in DRC » bénéficient désormais d’une exemption des droits de douane sur le marché chinois, offrant ainsi un avantage compétitif important aux exportateurs congolais.
Pour permettre au pays de satisfaire cette forte demande, le ministre a recommandé la structuration des filières du piment et du cacao. Il a notamment préconisé la création d’une Fédération nationale des producteurs et exportateurs de ces deux cultures, la cartographie des bassins de production sur l’ensemble du territoire ainsi que l’organisation des agriculteurs en coopératives performantes.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de mobiliser l’expertise des ministères de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, du Développement rural et du Commerce extérieur afin de faciliter l’accès aux semences améliorées, de renforcer l’encadrement des producteurs et de garantir le respect des normes internationales, particulièrement celles exigées par le marché chinois. L’Office Congolais de Contrôle (OCC) et l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) seront appelés à accompagner ce processus.
À l’issue de la réunion, Julien Paluku a lancé un appel aux agriculteurs, coopératives, investisseurs et opérateurs économiques à saisir cette opportunité.
« Le marché chinois est désormais ouvert et demandeur. Les opportunités d’exportation sont immédiates pour 180 000 tonnes de piment sec et 50 000 tonnes de cacao par an, représentant une valeur marchande globale estimée à plus de 500 millions de dollars américains chaque année », a-t-il déclaré.
Le ministre a invité les producteurs intéressés à se rapprocher de son cabinet ainsi que de l’ANAPEX afin de prendre connaissance des modalités d’accompagnement prévues par le Gouvernement pour intégrer cette dynamique d’exportation.
De son côté, le directeur général du Jardin agro-industriel du Congo, Paul Okitana Omambo, a salué l’engagement des autorités congolaises en faveur de la promotion des exportations agricoles, estimant que cette ouverture du marché chinois constitue une opportunité majeure pour accroître les revenus des producteurs, développer les chaînes de valeur agricoles et contribuer à la diversification de l’économie nationale.
Le Gouvernement entend faire de l’agriculture un moteur de croissance économique, en offrant aux producteurs congolais un accès durable à l’un des plus grands marchés de consommation au monde.
Lydia Mangala


