Le ministre des Droits humains, Maître Samuel Mbemba Kabuya, a condamné les incidents survenus le jeudi 6 août 2026 au Camp Luka, à Kinshasa, où des tensions ont opposé des habitants de cette cité à des membres de la Coalition 64 (C64).
Dans un communiqué de presse publié par son ministère, il a déploré ces violences tout en rappelant les principes qui encadrent l’exercice des libertés publiques en République démocratique du Congo.
Actuellement en mission officielle à Bruxelles depuis le 4 août, le ministre a réagi à distance à cette situation. Il a rappelé que la liberté de réunion pacifique ainsi que la liberté de manifestation sont des droits garantis par la Constitution de la RDC et a condamné tout acte susceptible d’entraver leur exercice.
« Le ministre condamne fermement tout acte de nature à porter atteinte à l’exercice de ces droits fondamentaux », indique le communiqué.
Tout en réaffirmant son attachement aux libertés publiques, Samuel Mbemba a également insisté sur le respect du cadre légal régissant les manifestations sur la voie publique. Il a rappelé que les organisateurs ont l’obligation d’informer, au préalable et par écrit, l’autorité administrative compétente du lieu, de la date et de l’objet de la manifestation.
Selon le ministère, cette formalité permet aux autorités de prendre les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens et de prévenir d’éventuels incidents.
Cette prise de position intervient au lendemain des affrontements enregistrés au Camp Luka entre la population locale et des représentants de la Coalition 64, dans un contexte marqué par des tensions autour des activités de cette plateforme.
Le ministère des Droits humains appelle au respect des libertés fondamentales, mais également au strict respect des dispositions légales qui encadrent l’organisation des manifestations publiques, afin de garantir un climat apaisé et de préserver l’ordre public.

Lydia Mangala


