Au 27 juin 2026, le bilan national fait état de 1 274 cas confirmés d’Ébola et de 360 décès. Les autorités sanitaires soulignent des avancées dans la riposte, tout en appelant la population à maintenir la vigilance et à respecter les mesures de prévention. La ligne d’alerte gratuite 151 demeure active.
Le dernier bulletin de l’Institut national de santé publique (INSP) confirme la présence du virus dans trois provinces et dresse un état des lieux toujours préoccupant. À ce jour, la RDC enregistre 1 274 cas confirmés et 360 décès, soit un taux de létalité de 28,3 %. Actuellement, 502 patients sont pris en charge dans les centres de traitement, tandis que 178 personnes ont été déclarées guéries. Le taux de suivi des contacts atteint 87,1 %.
L’Ituri demeure la province la plus touchée par l’épidémie. Vingt-trois zones de santé y sont affectées, notamment Aru, Bunia, Komanda, Mambasa, Rwampara et Mandima. Le Nord-Kivu reste également sous haute surveillance, avec onze zones concernées, dont Beni, Butembo et Goma. De son côté, le Sud-Kivu recense trois cas confirmés et un décès dans la zone de santé de Miti-Murhesa, sans nouvelle transmission signalée depuis le 26 mai.
Les autorités mettent en avant plusieurs avancées opérationnelles dans la riposte. Quinze patients supplémentaires ont récemment été déclarés guéris après des tests négatifs, portant à 178 le nombre total de rémissions. Les équipes nationales et locales, avec l’appui des partenaires, indiquent avoir investigué l’ensemble des alertes reçues et identifié plus de 10 000 contacts. De nouveaux centres de traitement ont également été ouverts afin de renforcer les capacités de prise en charge.
Les messages de prévention restent au cœur de la stratégie sanitaire. Les services de santé insistent sur le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les personnes malades et la consultation immédiate des structures sanitaires en cas de symptômes suspects. Ils rappellent également l’importance des opérations de décontamination et des enterrements sécurisés pour limiter la propagation du virus.
La mobilisation communautaire demeure un élément clé de la riposte. Relais communautaires, responsables religieux et médias participent activement aux campagnes de sensibilisation et au repérage précoce des cas. La population est invitée à signaler toute situation suspecte via la ligne gratuite 151.
Le bulletin précise enfin que les données publiées résultent d’un processus de nettoyage et d’harmonisation sur la plateforme DHIS2, à partir des rapports transmis par les zones de santé, les laboratoires et les structures de prise en charge.
Les autorités sanitaires appellent ainsi à la vigilance collective et à une coopération renforcée avec les équipes déployées sur le terrain afin de contenir l’épidémie et de protéger les communautés.
Joëlle Luniongo


