Quatre écoles primaires publiques de la province éducationnelle Kasaï-Oriental 1 ont été dotées, ce mercredi 19 août 2026, d’un dispositif destiné à faciliter l’accès des communautés scolaires au mécanisme de gestion des plaintes. L’initiative, mise en œuvre par le Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement primaire (PEQIP), permet notamment aux bénéficiaires de faire connaître gratuitement leurs préoccupations à travers le numéro vert 178.
Les écoles concernées sont Mufukenyi, Lukangu, Tshilenge Central et Nkimba. L’opération vise à rapprocher davantage le mécanisme de gestion des plaintes des communautés bénéficiaires et à leur permettre de disposer de voies simples et accessibles pour signaler une difficulté, formuler une plainte ou faire part d’une préoccupation liée aux interventions du projet.
Sur le terrain, les équipes du PEQIP, en collaboration avec les responsables de la province éducationnelle Kasaï-Oriental 1, ont sensibilisé les communautés scolaires sur les travaux prévus dans les établissements, le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes ainsi que les différents moyens disponibles pour saisir les structures compétentes.
Cette étape a également permis de redynamiser et d’opérationnaliser les Comités locaux de gestion des plaintes (CLGP), appelés à jouer un rôle de proximité dans la réception et le traitement des préoccupations exprimées par les bénéficiaires.
Des panneaux d’information ont par ailleurs été installés dans les établissements concernés afin de rendre le mécanisme plus visible. L’objectif est de permettre aux élèves, aux parents, aux enseignants et aux autres membres de la communauté scolaire de savoir où et comment faire remonter une préoccupation.
Le numéro vert 178 constitue à cet effet l’une des principales voies de recours mises à la disposition des communautés. Gratuit, il permet de signaler une difficulté ou de déposer une plainte en lien avec les activités et interventions du PEQIP.
Le dispositif entend renforcer la participation des communautés dans le suivi des interventions réalisées dans leurs milieux. Il leur donne ainsi la possibilité de faire remonter les éventuels problèmes rencontrés et de contribuer à l’amélioration de la mise en œuvre des activités.
Dans le Kasaï-Oriental, le mécanisme concerne au total 21 sites, dont 14 écoles et 7 ouvrages WASH. Son déploiement s’inscrit dans une opération plus large couvrant 77 sites de construction répartis dans les provinces du Kasaï, du Kasaï-Central, du Kasaï-Oriental et de l’Ituri.
Le PEQIP consolide ainsi un cadre de dialogue entre les communautés et les acteurs chargés de la mise en œuvre du projet, tout en favorisant davantage de transparence et de redevabilité dans les interventions en faveur de l’enseignement primaire.
Il sied de rappeler que le Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement primaire est une initiative du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, financée par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE), avec l’appui technique de la Banque mondiale.
Lydia Mangala


