Le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), en collaboration avec la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR RDC), a mené une mission de plaidoyer de trois jours à Genève afin de renforcer la mobilisation de la communauté internationale en faveur des victimes des conflits en République démocratique du Congo.
Cette mission diplomatique de haut niveau avait pour objectif de sensibiliser les partenaires internationaux à la reconnaissance des atrocités et des génocides commis sur le territoire congolais, tout en plaidant pour un renforcement des mécanismes de justice, de réparation et de garanties de non-répétition.
Au cours de ces rencontres, les représentants du FONAREV ont échangé avec plusieurs acteurs internationaux, notamment des membres du corps diplomatique, des organisations de la société civile ainsi que des représentants des États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Les discussions ont permis de présenter les différentes actions déjà engagées par le FONAREV en faveur des victimes, de porter leur voix auprès de la communauté internationale et de consolider les partenariats destinés à soutenir les initiatives de paix, de mémoire, de vérité, de justice et de réparation.

Le FONAREV veut placer les victimes au cœur des efforts de reconstruction nationale, en rappelant que la reconnaissance des crimes commis constitue une étape essentielle vers une paix durable et la réconciliation.
L’institution estime que la réparation des préjudices subis par les victimes ne peut être dissociée de la lutte contre l’impunité. Elle plaide ainsi pour un engagement plus soutenu des partenaires internationaux afin de renforcer les mécanismes de justice transitionnelle et de prévenir la répétition de telles atrocités.
En multipliant les échanges avec les partenaires internationaux à Genève, le FONAREV entend également consolider le soutien politique et technique indispensable à la mise en œuvre de sa mission, qui consiste à accompagner les victimes des conflits armés et des graves violations des droits humains en République démocratique du Congo.
Cette mission entre dans la stratégie du Gouvernement congolais visant à faire reconnaître, sur les scènes régionale et internationale, les souffrances endurées par les populations congolaises, tout en mobilisant les partenaires autour d’une approche fondée sur la justice, la mémoire, la réparation et les garanties de non-répétition.
Lydia Mangala


