La rentrée scolaire 2026-2027 reste fixée au 1er septembre 2026 sur l’ensemble du territoire national, mais son organisation sera adaptée dans les zones affectées par l’épidémie de maladie à virus Ebola. Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté appelle ainsi les parents, les élèves et les enseignants à suivre les indications qui seront communiquées par les établissements scolaires, les sous-divisions éducationnelles et les autorités provinciales.
Dans un communiqué publié le mercredi 19 août, le ministère précise que le dispositif sera différencié selon le niveau de risque sanitaire de chaque zone. L’objectif est de maintenir la continuité des apprentissages tout en réduisant les risques de propagation de la maladie au sein des communautés scolaires.
Dans les zones vertes, où aucun cas confirmé n’est enregistré, les cours se dérouleront normalement en présentiel, avec des activités de sensibilisation et l’application des mesures de prévention.
Les zones orange, correspondant aux zones touchées où des cas confirmés sont enregistrés, maintiendront également les cours en présentiel, mais avec des mesures sanitaires renforcées.
Une organisation particulière est prévue pour les zones rouges, considérées comme présentant un risque élevé ou une transmission active. Dans ces secteurs, les cours ordinaires en présentiel seront temporairement remplacés par un enseignement à distance léger.
Ce dispositif ne nécessitera toutefois ni connexion Internet ni acquisition d’équipements numériques par les familles. Les élèves recevront principalement des feuilles de travail consacrées aux apprentissages essentiels, distribuées tous les quinze jours. Des émissions éducatives seront également diffusées à la radio et, lorsque cela sera possible, à la télévision.
Malgré la suspension temporaire des cours ordinaires en présentiel, les écoles concernées resteront ouvertes comme points de service éducatif. Les élèves ou leurs parents pourront notamment y récupérer les feuilles de travail et les consignes, suivant des horaires échelonnés fixés par chaque établissement afin d’éviter les attroupements.
Le ministère prévoit une mise en œuvre du dispositif par périodes de quatre semaines, avec une réévaluation régulière en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique.
À ce jour, 18 sous-divisions éducationnelles, représentant environ 2 890 établissements scolaires, sont classées à haut risque. Le ministère précise cependant que ces données restent provisoires et que la cartographie peut encore évoluer avant le 1er septembre, en fonction des nouvelles données sanitaires.
Face à cette situation, les familles des provinces concernées sont invitées à ne pas anticiper les modalités de la rentrée et à attendre les orientations précises de leurs établissements et des autorités éducatives locales. Chaque école devra notamment préciser, avant la rentrée, la zone sanitaire dans laquelle elle se trouve ainsi que les dispositions applicables à ses élèves.
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté poursuit par ailleurs sa coordination avec le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale afin d’adapter rapidement les mesures scolaires à l’évolution de l’épidémie.
Pour les autorités éducatives, la priorité demeure de protéger les communautés scolaires contre les risques sanitaires tout en évitant une interruption des apprentissages.
Ainsi, à l’approche du 1er septembre, la principale recommandation adressée aux parents et aux élèves reste de suivre les informations officielles de son école, de sa sous-division éducationnelle et des autorités provinciales avant de se rendre en classe ou d’adopter un dispositif particulier.
Lydia Mangala


