Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a reçu vendredi 21 août, à la Cité de l’Union africaine, l’ambassadrice de Belgique en RDC, Renilde Debilderling. Les échanges ont porté principalement sur le partenariat stratégique entre le groupe belge Umicore et la Société du Terril de Lubumbashi (STL), ainsi que sur plusieurs volets de la coopération entre Kinshasa et Bruxelles.
Au cœur de cette rencontre figurait un projet industriel présenté comme un levier de transformation locale des ressources minières congolaises. Soutenu par une garantie financière de l’État belge, le partenariat entre Umicore et la STL vise notamment à renforcer la valorisation en RDC du germanium issu du terril de Big Hill, à Lubumbashi.
Les autorités congolaises envisagent de favoriser une transformation plus poussée des matières premières sur le territoire national avant leur commercialisation.
Le projet prévoit ainsi la transformation locale du germanium et un transfert de technologies et de compétences au profit de la main-d’œuvre congolaise. Une orientation qui pourrait contribuer à accroître la valeur ajoutée générée localement et à renforcer les capacités industrielles du pays.
Pour Kinshasa, ce type de partenariat répond à l’ambition de faire évoluer le secteur minier d’un modèle principalement tourné vers l’exportation des matières premières vers une chaîne de valeur davantage intégrée, créatrice d’emplois et de compétences.
L’entretien entre le chef de l’État et la diplomate belge a également permis de faire le point sur la coopération dans le domaine de la défense et de la sécurité.
Les discussions ont notamment porté sur la formation de la 31ᵉ brigade de réaction rapide à Kindu, l’appui apporté aux officiers basés à Kananga ainsi que le soutien médical au camp Kokolo, à Kinshasa.
Ces différents volets s’inscrivent dans le cadre de la coopération militaire entre la RDC et la Belgique, avec un accent particulier sur la formation et le renforcement des capacités des forces de défense congolaises.
La rencontre a enfin abordé les développements politiques en cours en République démocratique du Congo, notamment les préparatifs liés au dialogue national.
Cette question intervient alors que les autorités congolaises poursuivent leurs consultations autour de ce processus, présenté comme un cadre destiné à favoriser les échanges entre les différentes composantes de la société congolaise.
L’audience aura ainsi permis de passer en revue plusieurs dimensions du partenariat entre Kinshasa et Bruxelles entre autres coopération économique et industrielle, valorisation des ressources minières, transfert de technologies, défense et accompagnement du processus politique.
Les deux pays entendent notamment donner une dimension industrielle accrue à leur coopération économique, en plaçant la transformation locale et le développement des compétences congolaises au cœur du partenariat.
Lydia Mangala


