Le secteur informel commence progressivement à intégrer le circuit formel dans la province du Sankuru. Du 7 au 17 août 2026, une délégation mixte du ministère de l’Économie nationale et du Guichet Unique de Création d’Entreprises (GUCE) a mené à Lusambo une opération consacrée à la formalisation des acteurs économiques.
Cette opération intervient à la suite du passage du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, dans la province du Sankuru. Elle visait notamment à rapprocher les mécanismes de formalisation des petits opérateurs économiques et à faciliter leur intégration dans le tissu économique formel.
Au terme de l’opération, 1 300 entreprenants ont été formalisés, tandis que 176 établissements ont été créés.

Ces chiffres témoignent de l’importance du secteur informel dans l’activité économique locale, mais aussi de l’intérêt des opérateurs pour les démarches leur permettant d’exercer dans un cadre légalement reconnu.
La remise des documents de formalisation à plusieurs bénéficiaires s’est tenue au Couvent des Frères de la Charité, sous la conduite du ministre provincial des Finances et de l’Économie, Désiré Fuamba.
Pour les bénéficiaires, l’obtention de ces documents constitue une étape importante dans la reconnaissance officielle de leurs activités et peut leur permettre d’accéder progressivement à certains mécanismes réservés aux entreprises et acteurs économiques formels.
L’intervention du GUCE dans cette opération répond également à un enjeu de simplification des démarches administratives. Dans plusieurs provinces, la distance avec les centres administratifs et la complexité perçue des procédures peuvent constituer des obstacles à la formalisation des petites activités.
En déployant une équipe directement à Lusambo, les autorités ont cherché à rapprocher les services de formalisation des opérateurs économiques et à leur permettre d’accomplir les démarches nécessaires sans devoir se déplacer vers les grands centres urbains.
Cette démarche vise à favoriser la création et la formalisation des entreprises, notamment celles portées par les petits entrepreneurs et les acteurs jusque-là actifs en dehors du circuit officiel.
La formalisation ne se limite pas à l’obtention d’un document administratif. Elle permet également de donner une existence juridique aux activités économiques et de créer les conditions d’une meilleure structuration du secteur privé local.
Pour les pouvoirs publics, l’enjeu est également de disposer d’une meilleure visibilité sur le tissu économique provincial, de renforcer la transparence des activités commerciales et de favoriser progressivement l’élargissement de l’assiette économique.
Pour les entrepreneurs eux-mêmes, l’intégration dans le secteur formel peut constituer une porte d’entrée vers de nouvelles opportunités, notamment en matière d’accès aux services financiers, de développement des activités et de participation à des programmes d’accompagnement.
Avec 176 établissements créés et 1 300 entreprenants formalisés en 11 jours, l’opération menée à Lusambo marque une étape dans le processus de structuration du secteur économique du Sankuru.
Elle pose toutefois le défi de faire en sorte que la formalisation soit suivie d’un véritable accompagnement des nouveaux entrepreneurs. L’accès au financement, à la formation, aux marchés et aux services d’appui sera déterminant pour permettre à ces activités nouvellement formalisées de se développer durablement.
L’opération ouvre donc une réflexion sur la transformation progressive du secteur informel en un tissu entrepreneurial capable de contribuer davantage à l’économie provinciale.
Lydia Mangala


