Le ministre délégué près la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, a échangé le vendredi 7 août 2026 à Kinshasa avec une délégation d’élus français d’origine congolaise membres du Collectif des Élus Français Originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK). Une rencontre consacrée au renforcement des liens entre la République démocratique du Congo et sa diaspora, ainsi qu’aux moyens de mieux valoriser les compétences congolaises établies à l’étranger.
Présents en RDC dans le cadre de la commémoration du GENOCOST organisée le 2 août, ces élus ont profité de leur séjour pour discuter avec le ministre des enjeux liés à l’engagement de la diaspora dans le développement national, notamment la question de la double nationalité, la reconnaissance des parcours des Congolais occupant des responsabilités à l’international et leur implication dans les projets structurants du pays.

Au cœur des échanges figurait également l’initiative de la Carte consulaire Okapi, un dispositif présenté par Crispin Mbadu visant à moderniser l’identification des Congolais vivant à l’étranger, faciliter leur accès aux services consulaires et renforcer leur attachement institutionnel avec la RDC.
« La cartographie des compétences de notre diaspora est essentielle pour mieux valoriser nos talents et favoriser leur contribution au développement de notre pays », a indiqué le ministre à l’issue de la rencontre.
Selon lui, la création d’une base de données des compétences congolaises à travers le monde permettra d’identifier les expertises disponibles et de mieux connecter les talents de la diaspora aux opportunités économiques, sociales et professionnelles en RDC.
Les membres du CEFOCK ont accueilli favorablement cette initiative et ont exprimé leur volonté de contribuer à sa vulgarisation auprès des Congolais établis en France.
Les discussions ont également porté sur la coopération décentralisée, un domaine dans lequel les élus français d’origine congolaise peuvent jouer un rôle stratégique grâce à leur présence au sein des institutions locales françaises.
Ces élus peuvent faciliter la mise en place de partenariats entre collectivités françaises et congolaises dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’éducation, la culture ou encore la solidarité.
La question du plaidoyer international autour de la reconnaissance du GENOCOST a aussi été abordée. Le ministre et ses interlocuteurs ont échangé sur la nécessité de structurer davantage les actions de sensibilisation et de mobilisation en faveur de la reconnaissance de cette cause au niveau international.
Par ailleurs, la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie a été évoquée. Les élus du CEFOCK ont exprimé leur soutien et leur disponibilité à mobiliser leurs réseaux pour accompagner cette candidature portée par la RDC.
Saluant l’engagement patriotique des élus reçus, Crispin Mbadu a insisté sur l’importance d’une collaboration plus organisée avec les cadres et responsables congolais établis à l’étranger.
« Mobiliser et capitaliser sur les compétences de notre diaspora est un levier essentiel pour le développement de la RDC », a-t-il souligné.
Cette audience marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des autorités congolaises de faire de la diaspora un acteur pleinement intégré dans la dynamique nationale, capable de contribuer au rayonnement international de la République démocratique du Congo et à son développement économique et social.
Lydia Mangala


