Les travaux préparatoires du projet de loi de finances pour l’exercice 2027 sont réalisés à près de 90 %. Réunis en session résidentielle à Bibwa, dans la commune de la N’sele à Kinshasa, une centaine d’experts issus du ministère du Budget et de plusieurs institutions publiques s’attellent à finaliser les documents budgétaires avant les échéances constitutionnelles de septembre.
Le vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, agissant au nom du Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué samedi 29 août une visite d’inspection sur le site des travaux à Bibwa.
Cette descente lui a permis de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux et de la mobilisation des différentes équipes engagées dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027.
À l’issue de sa visite, le vice-ministre a salué le niveau d’exécution atteint, estimant que les travaux d’évaluation sont réalisés à près de 90 %. Il a toutefois appelé les experts à maintenir le rythme afin de respecter le calendrier fixé par le Gouvernement.
« Faites tout pour respecter le calendrier tel que le VPM du Budget, Adolphe Muzito, l’a décliné afin que nous puissions respecter le délai constitutionnel », a déclaré Élysée Bokumwana.
La préparation du Budget 2027 repose sur une mobilisation interinstitutionnelle. Les travaux de Bibwa réunissent notamment des experts du ministère du Budget, de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère des Finances, de la Banque centrale du Congo (BCC) ainsi que d’autres structures publiques.
L’objectif est d’assurer une meilleure cohérence entre les prévisions de recettes, les projections de dépenses, les équilibres macroéconomiques, les priorités sectorielles et les capacités financières de l’État.
Pour Élysée Bokumwana, l’élaboration du budget national ne peut donc être considérée comme l’affaire exclusive du ministère du Budget.
« Ces travaux se déclinent en plusieurs étapes qui sont réalisées par les experts du Budget certes, mais aussi d’autres institutions : Présidence de la République, Primature, ministère des Finances, Banque centrale du Congo, etc. », a-t-il expliqué.

Les conférences budgétaires constituent ainsi une étape déterminante du processus. Elles permettent d’examiner les besoins exprimés par les différentes administrations, d’évaluer leurs performances et d’ajuster les prévisions de dépenses aux ressources réellement mobilisables.
La phase actuelle marque l’entrée dans la dernière ligne droite de l’élaboration du projet de loi de finances 2027.
Selon le directeur général de la Direction générale de la politique et de la programmation budgétaire (DGPPB), Roly Lengo, la mise en commun des résultats des travaux réalisés à Bibwa et de ceux conduits au sein de la DGPPB est prévue pour le mercredi 2 septembre.
Cette étape devra ensuite ouvrir la voie aux entretiens que conduira le Vice-Premier ministre du Budget pour fixer les crédits à allouer aux différents ministères.
Le calendrier prévoit ensuite la présentation de l’avant-projet de loi de finances à l’interministériel élargi le 8 septembre, avant son examen et son adoption en Conseil des ministres annoncés pour le 11 septembre.
L’objectif est de permettre la transmission du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale dans le respect de l’échéance constitutionnelle fixée au 15 septembre.
Les travaux en cours à Bibwa visent à traduire les priorités nationales pour l’exercice 2027 en programmes, actions et allocations budgétaires concrètes.
Les experts doivent également tenir compte des réalités économiques et financières du pays ainsi que des impératifs liés à la consolidation de l’exercice budgétaire 2026.
Le format résidentiel adopté pour ces travaux permet aux différentes équipes de consacrer plusieurs jours aux analyses techniques, aux échanges et aux arbitrages nécessaires à la finalisation des documents.
À quelques jours des principales échéances, la préparation du Budget 2027 entre donc dans une phase décisive. Avec un niveau d’exécution annoncé à près de 90 %, le défi consiste désormais à achever les derniers arbitrages afin de doter le Gouvernement d’un projet de loi de finances cohérent avec les capacités financières du pays et les priorités fixées pour l’année à venir.
Lydia Mangala


