Au centre catholique Nganda, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, veut renforcer la fiabilité des données au sein de la DINACOPE. À l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités des directeurs provinciaux, ce lundi 17 août 2026, elle a posé quatre questions qu’elle considère comme essentielles pour assurer une meilleure maîtrise des effectifs et de la paie.
« Nous devons pouvoir répondre simplement à quatre questions : qui travaille ? Où ? À quel titre ? Et pour quelle rémunération ? », a déclaré Raïssa Malu.

Pour la ministre, ces interrogations doivent permettre à l’administration éducative de disposer d’une vision claire et actualisée de ses ressources humaines, tout en prévenant les erreurs susceptibles d’affecter la rémunération des enseignants et des agents administratifs.
Elle a ainsi appelé les directeurs provinciaux de la DINACOPE à connaître précisément leurs effectifs, à assurer un suivi rigoureux des mouvements du personnel, à vérifier les dossiers et à signaler rapidement toute anomalie.

« Nous ne pouvons plus découvrir les difficultés lorsque l’enseignant se présente à la banque et constate que sa rémunération n’est pas disponible », a-t-elle insisté.
Raïssa Malu veut renforcer l’anticipation et le contrôle

Pour améliorer le fonctionnement de la DINACOPE, Raïssa Malu préconise une démarche reposant notamment sur quatre actions : anticiper, contrôler, alerter et corriger.
Cette exigence intervient dans un contexte d’assainissement des fichiers de la DINACOPE. La ministre a notamment salué les efforts déjà engagés pour corriger plusieurs anomalies et améliorer progressivement la concordance des informations avec les données liées à la paie.
À travers cet atelier, le ministère entend ainsi renforcer une administration capable non seulement de corriger les erreurs lorsqu’elles surviennent, mais surtout de les détecter et de les prévenir en amont.

Pour Raïssa Malu, la fiabilité d’une donnée administrative ne relève donc pas d’une simple exigence technique, elle engage directement la gestion des effectifs, la rémunération des agents et, plus largement, la crédibilité de l’administration éducative.
Ben Mandjolo


