Interrogé sur l’annonce d’un éventuel dialogue inclusif, le député national Lambert Mende Omalanga a affirmé que le président Félix Tshisekedi n’a jamais fermé la porte au dialogue. Selon lui, celui-ci doit toutefois se dérouler sous l’égide des institutions de la République et exclure les personnes condamnées par la justice.
Joint par téléphone ce samedi 18 juillet par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), Lambert Mende a tenu à clarifier la position du chef de l’État sur l’organisation d’un dialogue national.
Selon lui, Félix Tshisekedi n’a jamais refusé d’échanger avec les forces vives du pays. Ce qui importe, a-t-il expliqué, c’est le cadre dans lequel ce dialogue doit se tenir ainsi que les principes qui doivent en garantir la crédibilité.
Pour Lambert Mende, le président de la République a toujours défendu l’idée d’un dialogue placé sous l’autorité des institutions de la République.
« Le dialogue doit être placé sous le contrôle des institutions », a-t-il déclaré, rappelant que le chef de l’État a déjà reçu plusieurs délégations, notamment celles de la CENCO et d’autres confessions religieuses, démontrant ainsi son ouverture au dialogue.
S’agissant de la participation de personnes condamnées par la justice, le député s’est montré catégorique. Selon lui, permettre à des individus reconnus coupables par les juridictions nationales ou sanctionnés par la communauté internationale de prendre part aux discussions porterait atteinte à l’État de droit et banaliserait des infractions graves.
Il a ainsi plaidé pour que seules des personnes n’ayant fait l’objet d’aucune condamnation puissent siéger directement aux éventuelles assises.
En revanche, Lambert Mende a précisé que les organisations ou entités morales concernées pourraient être représentées, à condition de désigner des personnes ne faisant l’objet d’aucune condamnation.
« Les personnes morales concernées doivent se faire représenter par des individus non condamnés », a-t-il déclaré, distinguant la responsabilité pénale individuelle de celle des organisations.
Le député national réaffirme la disponibilité du président de la République à engager un dialogue avec les différentes composantes de la Nation, tout en insistant sur le respect des institutions et des principes de l’État de droit comme conditions essentielles à la crédibilité d’un éventuel processus inclusif.
Joëlle Luniongo


