L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a ouvert, lundi 29 juin 2026, une session extraordinaire placée sous la direction de son président, Aimé Boji Sangara, conformément aux dispositions constitutionnelles et au Règlement intérieur de la Chambre basse.
Cette session, convoquée à la demande du Gouvernement, est consacrée à l’examen de plusieurs textes jugés stratégiques pour le pays, articulés autour de trois priorités : la sécurité, l’économie et le social.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale a appelé les députés à travailler avec discipline et responsabilité, soulignant la nécessité de concilier rapidité d’examen et qualité législative.
« Nous devons travailler dans un esprit de rigueur, de responsabilité et de discipline républicaine », a-t-il insisté, invitant les élus à répondre aux attentes de la population dans un contexte national exigeant.

Dès l’ouverture des travaux, la plénière a entamé l’examen du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège dans certaines zones du territoire national. Le texte, déjà adopté en première lecture au Sénat, a été examiné article par article, sans débat général, conformément aux procédures parlementaires.
La séance a ensuite été marquée par la présentation du rapport de la Commission mixte paritaire Assemblée nationale–Sénat sur deux textes majeurs : la loi sur le contenu local et celle relative à la sous-traitance dans le secteur privé.
Le président de la Commission ECOFIN, Guy Mafuta Kabongo, a indiqué que les travaux de la commission ont permis de lever 28 points de divergence sur le contenu local et 14 sur la sous-traitance, aboutissant à des textes harmonisés.

Au terme des débats, les deux projets de loi ont été adoptés à une large majorité avec 344 voix pour, 1 contre, sans abstention.
Ces textes visent à renforcer la participation des Congolais à l’économie nationale, à promouvoir l’expertise locale, à favoriser le transfert de compétences et à moderniser le cadre juridique de la sous-traitance dans le secteur privé.
Saluant cette adoption intervenue à la veille de la célébration de l’indépendance nationale, le président de l’Assemblée nationale a qualifié ce vote d’étape importante dans la construction d’une économie plus souveraine, inclusive et compétitive.
Cette session extraordinaire marque ainsi une séquence législative majeure, avec des réformes considérées comme structurantes pour l’avenir économique de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


