L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) poursuit sa mission de contrôle de conformité dans les grandes entreprises minières du Haut-Katanga. Conduite par son directeur général, Juan Ted Beleshayi Kasanda, cette tournée vise à renforcer l’application de la loi sur la sous-traitance, promouvoir le contenu local et favoriser l’émergence d’entreprises congolaises compétitives.
La délégation de l’ARSP s’est successivement rendue à Kipushi Corporation Mining, Boss Mining, Ruashi Mining et SOMIKA, où elle a procédé à des vérifications de conformité et rappelé aux opérateurs leurs obligations en matière de sous-traitance.

À Kipushi Corporation Mining, le directeur général de l’ARSP a mis l’accent sur la nécessité de développer une nouvelle génération de capitaines d’industrie congolais capables de bâtir des entreprises solides, créatrices d’emplois et contributrices au renforcement de la classe moyenne.
La mission s’est ensuite poursuivie à Boss Mining, où les contrôles ont été relancés afin d’apurer les contentieux des exercices antérieurs et d’établir un état des lieux conforme à la législation. L’ARSP a également insisté sur le respect du délai contractuel de 60 jours pour le paiement des sous-traitants, une mesure jugée essentielle pour préserver leur stabilité financière.
À Ruashi Mining, les travaux ont porté sur la clôture du contrôle de l’exercice 2025. L’entreprise a notamment été rappelée à son obligation de publier les appels d’offres sur la plateforme officielle de l’ARSP afin de garantir davantage de transparence dans l’attribution des marchés.
À SOMIKA, les équipes de contrôle poursuivent les vérifications des déclarations de sous-traitance en les confrontant aux contrats recensés lors des précédentes missions. Cette démarche vise à s’assurer de la conformité des activités et de l’exactitude des informations communiquées à l’Autorité.
L nouvelle direction de l’ARSP entend renforcer l’application de la loi sur la sous-traitance, améliorer la transparence dans le secteur minier et faire de la sous-traitance un véritable levier de développement économique.

L’institution ambitionne de permettre aux entreprises congolaises de jouer un rôle plus important dans les chaînes de valeur du secteur minier, tout en favorisant la création de richesses, d’emplois et l’émergence d’une classe moyenne forte, conformément à la politique de promotion du contenu local en République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


