En marge de la rentrée scolaire 2026-2027, la Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a consacré une partie de son séjour à Mbuji-Mayi aux enfants les plus vulnérables. Elle s’est rendue le lundi 31 août à l’orphelinat Saint-Joseph Bena Tshibuabua, situé dans la commune de Dibindi, au quartier Mozo, pour apporter son soutien aux enfants pris en charge par cette structure.
À travers la Fondation LONA, l’épouse du Chef de l’État a remis aux pensionnaires de l’orphelinat plusieurs dons destinés à répondre à leurs besoins scolaires, alimentaires, sanitaires et quotidiens.
Cette visite a également pris une dimension profondément personnelle pour la Première dame, elle-même marquée très tôt par la perte de ses parents.
À l’approche de la rentrée, les enfants de l’orphelinat ont bénéficié de kits scolaires composés notamment de cartables, cahiers, stylos, crayons et uniformes. Des jouets ont également été remis aux plus petits.
L’assistance comprenait par ailleurs des vivres, des médicaments et plusieurs produits de première nécessité et d’hygiène, parmi lesquels des sacs de riz et de semoule, du sucre, de l’huile et d’autres denrées alimentaires.
La Fondation LONA entend contribuer à améliorer les conditions de vie des enfants, en répondant non seulement aux besoins liés à leur scolarité, mais également à certaines nécessités du quotidien.
Pour Denise Nyakeru, cependant, l’essentiel de cette visite se trouvait aussi dans la présence et l’attention accordées à ces enfants.
« Nous leur avons apporté des vivres, des médicaments, des produits d’hygiène, des uniformes et fournitures scolaires, ainsi que quelques jouets. Mais l’essentiel était ailleurs : être auprès d’eux, les écouter, leur donner de l’attention et leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls », a-t-elle confié.

Face aux enfants de Saint-Joseph, Denise Nyakeru n’a pas caché l’émotion suscitée par cette rencontre. Leur histoire, marquée par l’absence des parents, a fait remonter une partie de son propre vécu.
« En les rencontrant, une part de ma propre histoire m’est revenue. Ayant moi-même perdu mes parents très tôt, je sais combien une présence, un regard bienveillant, une main tendue ou simplement le sentiment de compter pour quelqu’un peuvent faire la différence dans la vie d’un enfant », a-t-elle témoigné.
Au cours de cette visite, la Première dame dit avoir partagé des moments de proximité avec les enfants, entre échanges, sourires et gestes de tendresse.
« Je repars le cœur rempli de leurs sourires et profondément touchée par ces instants passés ensemble », a-t-elle déclaré.
Cette rencontre a concerné directement 74 enfants vivant au sein de l’orphelinat. Mais dans son message, Denise Nyakeru a tenu à élargir sa pensée à tous les enfants qui grandissent avec l’absence d’un ou de leurs deux parents.
Pour la Première dame, perdre ses parents ne doit jamais signifier renoncer à son avenir.
« Privée trop tôt de ses parents, une enfance ne se résume jamais à cette absence. Elle demeure porteuse d’une histoire, de rêves, de talents et de tout un avenir qui ne demande qu’à éclore », a-t-elle affirmé.
Puis, s’adressant symboliquement à tous les enfants vivant cette réalité, elle leur a lancé un message d’espoir.
« À chacun d’eux, je voudrais simplement dire : continuez à croire en vos rêves, en la vie et en ce que vous pouvez devenir. C’est encore possible », a-t-elle encouragé.
La responsable de l’orphelinat Saint-Joseph, Sœur Bernadette Kapinga Kabwe, a salué ce geste de solidarité et exprimé sa gratitude à la présidente de la Fondation LONA, tout en l’encourageant à poursuivre ses actions en faveur des personnes vulnérables.

Elle a également présenté à la Première dame le centre de rattrapage scolaire mis en place au sein de l’orphelinat. Cette structure accompagne les enfants qui n’ont jamais fréquenté l’école ou dont le parcours scolaire a été interrompu, afin de leur permettre d’acquérir le niveau nécessaire pour intégrer ou réintégrer le système éducatif classique.
Un travail qui donne une autre dimension à la prise en charge de ces enfants en leur offrant un toit et une protection, mais aussi en leur redonnant une chance de construire leur avenir.
La Première dame a par ailleurs salué le dévouement des religieuses qui accompagnent quotidiennement les pensionnaires de l’orphelinat.
« Je tiens également à saluer les sœurs qui veillent sur eux chaque jour avec tant de dévouement et d’affection, leur offrant des repères et cette présence si essentielle pour grandir », a-t-elle souligné.
Arrivée à Mbuji-Mayi aux côtés du Président Félix-Antoine Tshisekedi, notamment dans le cadre de l’inauguration et de la dédicace de la nouvelle église Notre-Dame-de-l’Espérance, Denise Nyakeru poursuit ainsi son itinérance dans l’espace Kasaï.
Après le Kasaï-Oriental, la Première dame est attendue à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, où d’autres actions sociales devraient être menées à travers sa Fondation.
À Mbuji-Mayi, sa visite à l’orphelinat Saint-Joseph aura finalement dépassé le cadre d’une simple remise de dons. Face à ces 74 enfants, Denise Nyakeru est venue partager une conviction née de sa propre histoire selon laquelle une absence peut laisser une blessure, mais elle ne doit jamais avoir le pouvoir de décider de l’avenir.
Lydia Mangala


