La République démocratique du Congo poursuit sa riposte contre la maladie à virus Ebola, alors que l’épidémie continue de toucher six provinces du pays. Selon le rapport de situation publié le 16 août et arrêté au 15 août 2026, 4 945 cas confirmés ont été recensés depuis le début de l’épidémie, pour 2 325 décès et 1 040 guérisons.
L’épidémie concerne actuellement six provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo. Au total, 55 zones de santé sont affectées. Parmi ces provinces, l’Ituri demeure l’épicentre de la maladie et concentre une part importante des efforts de surveillance et de prise en charge.
Le bilan fait également état de 730 patients actuellement en isolement ou hospitalisés, alors que les équipes sanitaires poursuivent la prise en charge des personnes infectées et la surveillance des personnes ayant été exposées au virus.
Au cours des dernières 24 heures couvertes par le rapport, 34 patients ont été déclarés guéris, portant le nombre total de guérisons à 1 040. Ces sorties de prise en charge constituent un indicateur important pour les équipes de riposte, qui cherchent parallèlement à limiter la propagation du virus au sein des communautés.
Avec 2 325 décès pour 4 945 cas confirmés, le taux de létalité communiqué dans le rapport s’établit à 47 %. Ce niveau demeure particulièrement préoccupant et souligne les enjeux liés à la détection précoce des cas, à l’orientation rapide des patients vers les structures de prise en charge et au respect des mesures de prévention.
Sur le volet de la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts atteint désormais 85,3 %, dépassant ainsi le seuil opérationnel fixé à 85 %.
Le suivi des contacts constitue un maillon essentiel de la riposte. Il permet aux équipes sanitaires d’identifier les personnes ayant été exposées à un cas confirmé, de suivre leur état de santé et de détecter rapidement l’apparition d’éventuels symptômes afin de limiter les nouvelles chaînes de transmission.
Le franchissement de ce seuil est donc présenté comme un progrès opérationnel, même si les autorités sanitaires doivent maintenir les efforts de surveillance dans les 55 zones de santé concernées.
Face à la persistance de la transmission, les équipes engagées dans la riposte poursuivent plusieurs activités simultanément : surveillance épidémiologique, identification et suivi des contacts, prise en charge des malades, prévention et contrôle des infections ainsi que mobilisation des communautés.

Cette dernière dimension reste particulièrement importante dans un contexte où la rapidité avec laquelle les personnes présentant des symptômes suspects sont orientées vers les services de santé peut directement influencer les capacités de contrôle de l’épidémie.
Les autorités sanitaires maintiennent ainsi leur appel à la vigilance de la population dans les six provinces touchées et encouragent toute personne présentant des symptômes suspects à contacter les services compétents.
Le rapport précise toutefois que les chiffres communiqués sont susceptibles d’évoluer. Les données peuvent être ajustées après les opérations de consolidation, de validation et d’harmonisation des informations provenant des provinces et des différents piliers de la riposte.
Le bilan du 15 août met donc en évidence une situation qui demeure préoccupante, mais aussi certains signes de progression dans la réponse sanitaire, notamment avec le franchissement du seuil de suivi des contacts et l’enregistrement de nouvelles guérisons.
Avec 4 945 cas confirmés, 2 325 décès, 1 040 guérisons et 730 patients encore pris en charge, la RDC reste confrontée à une épidémie majeure. La priorité demeure désormais d’interrompre les chaînes de transmission, particulièrement dans l’Ituri, tout en consolidant la surveillance dans les autres provinces affectées.
En cas de symptômes suspects, les autorités sanitaires invitent la population à appeler gratuitement le 151.
Lydia Mangala


