Dans le cadre de son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes congolaises, la Fondation Grâce à ma Mère (GRAME) a procédé, ce mercredi 29 juillet au Salon Congo du Pullman Hôtel de Kinshasa, à la clôture la 8ᵉ édition de ses formations techniques accélérées par une cérémonie de remise de brevets et de kits métiers à 200 jeunes filles et femmes kinoises.
Placée sous le parrainage de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, cette activité a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, ainsi que des partenaires institutionnels et techniques ayant accompagné cette initiative destinée à favoriser la réinsertion socio-économique des femmes.
À travers des formations en coupe et couture, esthétique générale, make-up, transformation alimentaire et agroalimentaire, les bénéficiaires ont acquis des compétences professionnelles destinées à leur permettre de créer des activités génératrices de revenus et de devenir actrices de leur propre autonomisation.
Dans son intervention, la présidente de la Fondation GRAME, Julie Nsuele Manika, a mis en avant les résultats déjà obtenus par les précédentes cohortes.
Certaines bénéficiaires ont notamment créé leurs propres ateliers de couture, salons de coiffure ou activités entrepreneuriales grâce aux kits métiers reçus après leur formation.
« Vous verrez parmi elles celles qui, après la formation en coupe et couture, ont créé leurs petites activités. D’autres, grâce aux kits métiers reçus de la Fondation, ont pu ouvrir leurs salons professionnels et développer leur entrepreneuriat », a expliqué Julie Nsuele Manika.

Forte de ces résultats, la présidente de GRAME ambitionne désormais d’élargir l’action de la Fondation au-delà de Kinshasa. Elle a annoncé son souhait de voir la 9ᵉ édition des formations être organisée à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, répondant ainsi aux sollicitations exprimées par les femmes de cette partie du pays.
« Nous souhaitons que la neuvième édition soit lancée à Mbuji-Mayi. Cela fait appel aux partenaires et à toutes les personnes qui souhaitent nous accompagner pour installer davantage les actions de la Fondation dans cette province », a-t-elle déclaré.

Pour Julie Nsuele, cette expansion permettra de rapprocher davantage les opportunités de formation des femmes d’autres provinces et de renforcer la mission sociale de GRAME, qui ne se limite pas uniquement à l’accompagnement des femmes, mais vise également l’encadrement des jeunes.
Marraine de cette 8ᵉ édition, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a salué l’initiative de la Fondation GRAME, estimant qu’elle participe à la construction d’une femme congolaise davantage autonome et capable de contribuer au développement national.
Pour elle, cette cérémonie représente bien plus qu’une simple remise de certificats.
« La cérémonie que nous vivons aujourd’hui célèbre non seulement l’aboutissement d’un parcours de formation, mais surtout la détermination, le courage et la volonté des femmes qui ont choisi d’améliorer leurs compétences pour bâtir leur autonomie », a-t-elle affirmé.

La ministre a encouragé les lauréates à considérer leurs nouvelles compétences comme un véritable capital pour leur avenir.
« En choisissant de vous former, vous avez franchi une étape décisive vers votre autonomisation. Les compétences que vous avez acquises représentent un véritable capital pour votre développement personnel et professionnel », a-t-elle souligné.

Elle a également insisté sur l’impact collectif de l’autonomisation féminine.
« Une femme formée est une force pour sa famille, une ressource pour sa communauté et un moteur pour le développement de notre pays. Lorsque les femmes disposent des moyens d’apprendre, d’entreprendre et de créer de la valeur, c’est toute la société qui progresse », a déclaré Micheline Ombae Kalama.

Prenant également la parole, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba, a invité les 200 bénéficiaires à franchir le pas vers l’entrepreneuriat.
Inscrivant cette initiative dans la dynamique du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, il a estimé que la formation reçue devait constituer un tremplin vers la création d’entreprises.

« À partir du moment où vous avez la formation, vous avez deux parcours qui s’offrent à vous : l’emploi ou l’entrepreneuriat. Et moi, comme ministre de l’Entrepreneuriat, je vous encourage à aller vers l’entrepreneuriat. Vous avez été formées, vous avez les kits métiers, alors créez votre entreprise », a-t-il encouragé.

Pour le ministre, les bénéficiaires ne doivent pas seulement rechercher un emploi, mais également se positionner comme futures employeuses.
« Même si vous êtes seule dans cette entreprise, elle vous appartient. Demain, vous deviendrez chef d’entreprise et ce sont ceux qui cherchent aujourd’hui un emploi qui viendront déposer leurs candidatures chez vous », a-t-il ajouté.

Justin Kalumba a par ailleurs insisté sur la nécessité pour les femmes entrepreneures de se regrouper afin de renforcer leurs capacités d’action.
« Vous ne réussirez jamais seules. Il faut toujours vous mettre ensemble, créer des coopératives, des entreprises avec plusieurs partenaires. C’est à ce moment-là que nous pourrons vous accompagner davantage », a-t-il conseillé.

Il a également présenté la vision d’accompagnement du Gouvernement autour de trois piliers notamment les compétences, le crédit et les contrats de marché, avec l’objectif de faciliter l’accès des entreprises dirigées par des femmes aux financements et aux opportunités économiques.
Présente à cette cérémonie, la Représentante Pays adjointe du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a salué cette initiative qui contribue à renforcer l’autonomie économique et sociale des femmes congolaises. Elle a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les actions favorisant l’accès des femmes et des jeunes filles aux compétences, aux ressources et aux opportunités, tout en encourageant les initiatives locales qui participent à la lutte contre la précarité.

Depuis cinq ans, la Fondation Grâce à ma Mère revendique plus de 3 000 membres effectifs, exclusivement des femmes. Plus de la moitié d’entre elles ont déjà bénéficié de formations gratuites et 1 114 kits métiers ont été distribués pour soutenir la création d’activités génératrices de revenus.
À l’occasion de cette 8ᵉ édition, les lauréates ont également bénéficié de kits de dignité offerts par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), comprenant notamment des produits d’hygiène et des accessoires essentiels.

La cérémonie s’est achevée par une remise officielle des certificats et des kits métiers aux bénéficiaires, suivie d’un défilé de mode mettant en valeur des tenues confectionnées par les apprenantes elles-mêmes.
La Fondation GRAME confirme son ambition de faire de la formation professionnelle un levier d’émancipation, de lutte contre la pauvreté et de participation active des femmes au développement économique de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


