Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a procédé au lancement officiel des travaux de construction du nouveau pont Kwango, un ouvrage appelé à sécuriser durablement le franchissement de la rivière Kwango et à renforcer la liaison entre Kinshasa et plusieurs provinces de l’intérieur du pays.
D’un coût prévisionnel de 23 millions de dollars américains, le projet s’inscrit dans le cadre du Programme sino-congolais. Il vise notamment à garantir la continuité du trafic sur la RN1, un axe stratégique reliant Kinshasa au Kwango, au Kwilu et, au-delà, à l’espace Kasaï.
Construit en amont du pont actuellement en service, le nouvel ouvrage s’étendra sur 283 mètres de longueur et 10 mètres de largeur. Il sera constitué de 10 travées, dont une de 13 mètres et neuf de 30 mètres.
Le pont reposera sur deux culées et neuf piles intermédiaires, elles-mêmes fondées sur des pieux adaptés aux caractéristiques géotechniques du site.
Cette nouvelle infrastructure doit répondre aux faiblesses relevées sur l’ouvrage existant. Les investigations techniques ont notamment fait état de tassements affectant certaines piles, de la corrosion de la structure métallique et d’une rigidité insuffisante du tablier.
L’un des enjeux majeurs du chantier reste la continuité de la circulation sur la RN1. Pour éviter une rupture du trafic pendant les travaux, un pont provisoire métallique sera aménagé.
Le projet prévoit également la construction d’une voie d’accès de 497 mètres, ainsi que des ouvrages d’assainissement et différents dispositifs de sécurité destinés à accompagner la circulation.
Les études techniques ont par ailleurs intégré les particularités de la rivière Kwango, les contraintes liées aux sols, les fortes précipitations ainsi que les risques d’affouillement, afin d’assurer la durabilité du futur ouvrage.
Le nouveau pont Kwango représente un enjeu pour la mobilité et les échanges entre Kinshasa et les provinces desservies par la RN1.
La sécurisation de ce passage doit faciliter la circulation des personnes, mais aussi l’acheminement des produits agricoles et des marchandises, tout en contribuant au désenclavement des territoires du Kwango, du Kwilu et de l’espace Kasaï.
Réalisé sous la maîtrise d’ouvrage du ministère des Infrastructures et Travaux publics, avec l’ACGT comme maître d’ouvrage délégué et l’intervention de l’entreprise SISC, le chantier ouvre ainsi une nouvelle étape dans la modernisation de cet axe routier stratégique.
Avec ses 283 mètres de longueur, ses 10 travées et un investissement prévisionnel de 23 millions USD, le nouveau pont Kwango ambitionne surtout de transformer un point de vulnérabilité de la RN1 en un passage plus sûr et durable pour les usagers et les échanges entre Kinshasa et l’intérieur du pays.
Lydia Mangala


