Le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) a salué les résultats du partenariat développé avec plusieurs agences des Nations Unies en faveur des réfugiés congolais installés au camp de Musenyi, au Burundi.
En visite sur ce site qui accueille environ 22 000 réfugiés congolais, le Directeur général du FONAREV, Patrick Fata, a réaffirmé l’engagement de son institution à poursuivre son soutien aux victimes des conflits armés et à accompagner leur retour volontaire en République démocratique du Congo lorsque les conditions de sécurité seront réunies.

Situé dans la commune de Musongati, au Burundi, le camp de Musenyi a accueilli une délégation composée des représentants du FONAREV, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l’UNICEF, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Cette mission a permis d’évaluer les différentes actions réalisées dans le cadre du projet inter-agences financé par le FONAREV au bénéfice des victimes congolaises des crimes de guerre réfugiées au Burundi.

Au cours de la visite, la délégation a constaté plusieurs réalisations destinées à améliorer durablement les conditions de vie des réfugiés. Parmi celles-ci figurent la construction de structures de santé, l’installation de panneaux solaires, la création d’espaces numériques pour les jeunes, la formation à l’utilisation des outils informatiques ainsi que des programmes de formation professionnelle en couture, en dessin technique et dans plusieurs métiers générateurs de revenus.
Ces initiatives visent non seulement à répondre aux besoins immédiats des réfugiés, mais également à renforcer leur autonomie économique et leurs perspectives de réinsertion.

Intervenant à cette occasion, la représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi, Brigitte Mukanga-Eno, a salué le soutien apporté par le FONAREV à cette initiative.
Elle a souligné que le camp de Musenyi dispose désormais de structures de santé capables d’assurer la prise en charge des victimes de violences sexuelles, lesquelles bénéficient également d’un accompagnement psychosocial destiné à les aider à surmonter les traumatismes liés aux conflits.

La responsable du HCR a également mis en avant les actions menées en faveur des enfants grâce au partenariat entre le FONAREV et l’UNICEF, notamment les programmes de protection de l’enfance, les activités récréatives ainsi que les initiatives de réintégration scolaire.
Estimant que les besoins restent importants, Brigitte Mukanga-Eno a appelé le FONAREV et l’ensemble des partenaires internationaux à poursuivre leur appui afin de permettre aux agences onusiennes de continuer à assurer leur mission d’assistance et de protection des réfugiés.

De son côté, Patrick Fata a exprimé sa satisfaction face aux progrès enregistrés dans les domaines de la santé, de l’éducation, des technologies de l’information et de la communication ainsi que de la protection des populations réfugiées.
« Nous demeurons pleinement engagés à poursuivre notre soutien aux réfugiés congolais où qu’ils se trouvent », a-t-il affirmé.
Le Directeur général du FONAREV a également réitéré la volonté de son institution d’accompagner les réfugiés désireux de regagner la République démocratique du Congo.
Selon lui, le Fonds mettra tout en œuvre pour faciliter un rapatriement volontaire, digne et durable dès lors que les conditions de sécurité seront réunies dans leurs localités d’origine.
Le FONAREV et les agences des Nations Unies ont réaffirmé leur engagement commun à restaurer la dignité des victimes des conflits armés, tout en préparant des solutions durables fondées sur la protection, la réparation et le retour volontaire des réfugiés lorsque la paix le permettra.
Lydia Mangala


