Le Gouvernement congolais veut désormais rapprocher davantage sa politique agricole de sa stratégie commerciale extérieure. Une réunion technique s’est tenue mercredi 9 septembre à Kinshasa entre le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, et le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avec plusieurs responsables techniques et experts des deux secteurs.
Autour des deux ministres figuraient notamment les directeurs généraux de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) et de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC).
Les échanges ont porté sur la nécessité d’harmoniser les politiques agricoles et commerciales afin de permettre à la RDC de mieux exploiter les opportunités offertes par les marchés internationaux récemment conquis ou consolidés par le Gouvernement.
La Chine, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis, l’Union européenne, l’Inde et les États-Unis figurent parmi les marchés ciblés, avec notamment le renouvellement de l’AGOA pour l’accès au marché américain.
Pour le Gouvernement, l’ouverture de nouveaux marchés doit désormais s’accompagner d’une capacité réelle à répondre à leur demande.
L’harmonisation des politiques vise ainsi à accroître les capacités productives de la RDC, améliorer la qualité et la compétitivité des produits congolais et favoriser leur présence sur les marchés internationaux.
L’ambition est de faire du label « Made in DRC » un véritable levier de développement économique, en rapprochant producteurs, exportateurs, administrations de contrôle et autorités publiques.
Cette nouvelle dynamique devrait également se traduire par l’organisation prochaine d’un Grand Salon de l’Agriculture et du Commerce en RDC.
Cette rencontre réunira des représentants des secteurs public et privé autour des opportunités, des défis et des exigences liés à la production et à l’exportation des produits congolais.
En parallèle, des experts des deux ministères seront déployés dans les provinces. Leur mission consistera notamment à sensibiliser les organisations patronales, les associations de producteurs et les exportateurs sur les normes et exigences des différents marchés internationaux.
Par cette coordination entre Agriculture et Commerce extérieur, le Gouvernement cherche ainsi à ne plus seulement ouvrir des marchés, mais disposer de l’offre nécessaire pour les approvisionner.
La synergie engagée entre les deux secteurs doit permettre de mieux connecter les capacités de production nationales aux opportunités commerciales internationales et, à terme, d’accroître la présence des produits congolais à l’étranger.
Lydia Mangala


