La République démocratique du Congo engage une nouvelle étape dans le suivi du contrat sino-congolais, également connu sous l’appellation infrastructures contre mines. Une réunion stratégique d’évaluation s’est tenue ce mardi 21 juillet 2026 au Palais de la Nation à Kinshasa, sous la direction d’Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette rencontre, organisée conformément à l’article 18 de la Convention de collaboration et à l’article 1er de l’avenant n°5 signé en 2024, a réuni les principales parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre de cet accord stratégique entre la RDC et ses partenaires chinois.
L’objectif principal de cette séance était de définir la méthodologie devant encadrer une évaluation approfondie du contrat, dont les travaux débuteront le jeudi 23 juillet 2026 et se poursuivront jusqu’à la mi-août.
Cette évaluation vise à faire le point sur les réalisations enregistrées dans le cadre de ce partenariat, à analyser les résultats obtenus ainsi qu’à identifier les éventuelles difficultés nécessitant des réponses concertées.
Ont pris part à cette première réunion plusieurs institutions et structures impliquées dans le suivi du contrat, notamment l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi de la Convention de collaboration (APCSC), la Gécamines, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), la Primature ainsi que les ministères des Finances, des Infrastructures et des Mines.
Pour le directeur général de l’APCSC, cet exercice constitue une nécessité pour garantir un meilleur suivi de l’accord.
« Le contrat sino-congolais est à l’origine de plusieurs infrastructures majeures, notamment la rocade de Kinshasa, la Route nationale n°1 (RN1), la route Kalamba-Mbuji et plusieurs autres ouvrages », a-t-il rappelé.

Il a souligné l’importance d’organiser régulièrement cette évaluation afin de permettre aux différentes parties prenantes d’identifier les obstacles rencontrés dans l’exécution des projets et d’y apporter des solutions adaptées.
Signé dans le cadre du modèle infrastructures contre mines, ce partenariat repose sur l’exploitation des ressources minières congolaises en contrepartie d’investissements dans des infrastructures publiques.
Au fil des années, plusieurs ouvrages ont été associés à ce mécanisme, faisant de ce contrat un levier important dans la stratégie de développement des infrastructures nationales.
La nouvelle phase d’évaluation devra ainsi permettre d’apprécier l’état d’avancement des engagements pris par les différentes parties, notamment dans les domaines minier, financier et infrastructurel.
Présente lors de cette réunion, la délégation chinoise a salué le démarrage de ce processus, estimant qu’il permettra de dresser un bilan global du partenariat.
Selon elle, cette démarche offrira l’occasion de mettre en évidence les contributions de chaque acteur, les solutions apportées aux difficultés rencontrées ainsi que les résultats obtenus au bénéfice de la République démocratique du Congo.
Elle permettra également d’identifier les défis persistants afin de renforcer l’efficacité du partenariat dans les prochaines étapes.
Les autorités congolaises entendent consolider la gouvernance du contrat sino-congolais et veiller à ce que ce partenariat continue de produire des retombées concrètes pour le développement économique et infrastructurel du pays.
Lydia Mangala


