Le directeur du pilier politique d’Ebuteli, Trésor Kibangula, a clôturé jeudi 9 juillet 2026 à Kinshasa les travaux de lancement de Landila, le premier baromètre citoyen de suivi de l’action gouvernementale en République démocratique du Congo. Dans son intervention de fin d’événement, il a réaffirmé l’ambition de cet outil de renforcer le suivi citoyen des engagements publics à travers des données fiables et un débat démocratique fondé sur les faits.
Remerciant les participants, les membres du gouvernement, les parlementaires, les partenaires techniques ainsi que les différents intervenants, Trésor Kibangula a salué la qualité des échanges ayant marqué cette journée consacrée à la présentation de Landila.
Il a particulièrement remercié la Première ministre, qui n’a pas pu prendre part personnellement à l’activité mais qui a été représentée par son délégué, Kayamba Tshitshi, ainsi que les partenaires ayant accompagné la mise en place de cette initiative.
Pour lui, le lancement de Landila dépasse la simple présentation d’une nouvelle plateforme numérique. Il marque une nouvelle approche dans la manière d’évaluer l’action publique en RDC.

« Aujourd’hui, je pense que nous n’avons pas simplement lancé un outil, mais nous avons aussi lancé une nouvelle manière de suivre l’action du gouvernement », a-t-il déclaré.
Le responsable d’Ebuteli a assuré que l’institut entend poursuivre le dialogue avec les institutions publiques afin de favoriser l’accès aux informations nécessaires au suivi des engagements gouvernementaux.

« Nous allons continuer à suivre, à frapper aux portes du ministre en charge des Relations avec le Parlement, du porte-parole du gouvernement et de la Primature », a-t-il indiqué, soulignant la volonté d’Ebuteli de maintenir un échange constructif avec les autorités.
Selon Trésor Kibangula, la confiance entre les citoyens et les gouvernants ne repose pas uniquement sur les promesses annoncées, mais également sur la capacité à suivre leur réalisation effective.

« Dans les démocraties, les gouvernements promettent ou s’engagent lorsqu’ils arrivent aux affaires, mais la confiance entre citoyens et gouvernements ne se construit pas seulement au moment où les engagements sont annoncés. Elle se construit aussi dans la capacité à suivre leur mise en œuvre, à comprendre les progrès réalisés et les difficultés rencontrées », a-t-il expliqué.
Il a rappelé que Landila s’inscrit dans la continuité des initiatives développées par Ebuteli pour alimenter le débat public à partir de données vérifiées et de recherches documentées.
Pour le directeur du pilier politique, les divergences d’appréciation sur l’action gouvernementale ne doivent pas être perçues comme un obstacle, mais comme une opportunité d’enrichir le débat démocratique.
« C’est dans ces champs d’idées que nous pensons que jaillira la lumière », a-t-il estimé.
Réagissant aux préoccupations soulevées lors des échanges sur l’efficacité de l’action publique, Trésor Kibangula a également rappelé que les travaux d’Ebuteli ne se limitent pas au suivi des engagements gouvernementaux, mais s’intéressent aussi aux questions liées aux ressources publiques.

« Ebuteli travaille aussi sur les recettes. Où va l’argent des Congolais ? Lorsque les Congolais paient, par exemple, le Go-Pass, est-ce que cela sert réellement à équilibrer les finances publiques ? », a-t-il questionné.
Ebuteli ambitionne ainsi de contribuer à une culture de redevabilité en RDC, en permettant aux citoyens, aux médias, aux chercheurs et aux acteurs publics de disposer d’informations accessibles pour mieux comprendre et évaluer l’action gouvernementale.
Lydia Mangala


