Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a ouvert, le mercredi 29 juillet 2026 à Kinshasa, les travaux de l’atelier de restitution et de cadrage du diagnostic de maturité numérique de la République démocratique du Congo et du benchmark international. Organisées sur deux jours, ces assises constituent une étape déterminante dans la mise en place d’un cadre stratégique destiné à accélérer la transformation numérique du pays.
Réunissant des experts nationaux et internationaux ainsi que les différentes parties prenantes du secteur, cet atelier vise à évaluer le niveau de maturité numérique de la RDC, à tirer les enseignements des meilleures pratiques observées à l’étranger et à définir les priorités d’une gouvernance numérique adaptée aux réalités congolaises.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre Augustin Kibassa a rappelé que cette initiative répond à la volonté du Gouvernement de bâtir une gouvernance numérique cohérente, fondée sur une répartition claire des responsabilités institutionnelles et sur des mécanismes efficaces de coordination des politiques publiques.
Selon lui, cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui considère le numérique comme un levier essentiel de modernisation de l’État, de renforcement de la souveraineté nationale, de diversification de l’économie, d’amélioration des services publics et d’inclusion sociale.
Le ministre a également souligné que le Programme d’actions du Gouvernement fait de la transformation numérique un axe stratégique du développement national.
Au cours de son intervention, Augustin Kibassa a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure articulation entre les différentes stratégies déjà élaborées par son ministère. Il a notamment cité la Stratégie nationale de l’économie numérique (SNEN), la Stratégie nationale de gouvernance des données (SNGD), la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle (SNIA), ainsi que plusieurs projets structurants tels que RDCPass, le Cloud souverain, l’Autorité nationale de certification électronique et l’Agence nationale de cybersécurité.

« Nous devons désormais ordonner ces stratégies, les articuler et les rendre exécutables », a déclaré le ministre, précisant que le futur cadre de gouvernance ne devra pas créer une nouvelle stratégie, mais plutôt assurer la cohérence et la convergence des initiatives déjà engagées.
Le diagnostic présenté au cours de l’atelier porte sur dix dimensions majeures de la transformation numérique, notamment la cybersécurité, la gouvernance des données, les infrastructures numériques, l’interopérabilité des systèmes, l’intelligence artificielle, la confiance numérique ainsi que le développement des compétences.
À ce sujet, Augustin Kibassa a rappelé que les récentes perturbations enregistrées sur certains services publics numériques démontrent l’urgence de renforcer la résilience des infrastructures digitales du pays, faisant de la cybersécurité une priorité nationale.
À l’issue des travaux, le ministre attend plusieurs résultats concrets, notamment la validation du diagnostic de maturité numérique, l’élaboration d’une feuille de route réaliste et opérationnelle, une meilleure coordination entre les projets numériques de l’État ainsi que des propositions institutionnelles conformes à la Constitution et au Code du numérique.

En clôturant son allocution, Augustin Kibassa a invité l’ensemble des participants à privilégier une approche collaborative, guidée par l’intérêt général, afin de doter la République démocratique du Congo d’une gouvernance numérique efficace, moderne et capable d’accompagner durablement les ambitions de développement du pays.
Lydia Mangala


