La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a officiellement ouvert, ce mardi 18 août à Kinkole, la réunion annuelle d’évaluation de l’inspection scolaire pour l’exercice 2025-2026.
Placées sous le thème « La numérisation de l’inspection scolaire : vers un contrôle, un suivi et un accompagnement pédagogique plus efficaces », ces assises réunissent les acteurs de l’inspection autour des enjeux liés à la modernisation du contrôle et du suivi pédagogique en République démocratique du Congo.

À l’ouverture des travaux, Raïssa Malu a donné plusieurs orientations visant à dresser un état des lieux précis du niveau de numérisation de l’inspection scolaire et à identifier les actions nécessaires pour accélérer cette transformation.
L’objectif est notamment d’harmoniser et de numériser progressivement les outils de travail utilisés par les inspecteurs afin de rendre leurs interventions plus efficaces et mieux adaptées aux évolutions du système éducatif.
La transformation numérique de l’inspection scolaire passe également par le renforcement des capacités des inspecteurs. Les participants sont ainsi appelés à développer leurs compétences dans plusieurs domaines, notamment le numérique, l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’évaluation des apprentissages.
Cette orientation vise à permettre aux inspecteurs de disposer de nouveaux outils pour mieux suivre les établissements, analyser les performances scolaires et accompagner les enseignants dans l’amélioration de leurs pratiques pédagogiques.
La numérisation doit ainsi dépasser la simple dématérialisation des documents pour devenir un véritable levier d’amélioration du contrôle, du suivi et de l’accompagnement pédagogique.
Les assises de Kinkole devront également déboucher sur l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle pour l’année scolaire 2026-2027. Celle-ci devra définir des actions précises, les responsables chargés de leur mise en œuvre, les échéances ainsi que des indicateurs permettant d’en mesurer les résultats.
La feuille de route devra notamment intégrer les enjeux liés à la transformation numérique de l’inspection, à la qualité et à l’intégrité des évaluations scolaires, mais également à la production et à la distribution des bulletins scolaires.
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend ainsi renforcer le rôle de l’inspection scolaire comme outil de pilotage et d’amélioration de la qualité de l’éducation.
Les travaux de Kinkole constituent donc une étape vers une inspection davantage numérique, fondée sur les données et orientée vers les résultats, avec pour finalité un meilleur accompagnement du système éducatif congolais.
Lydia Mangala


