À travers Génération 50-50, placé sous le thème : « Qui décide de la RDC de demain », Dorcas Bwalelo veut transformer le débat sur la participation des femmes en une dynamique concrète d’accès au pouvoir et aux espaces de décision.
Ce mercredi 26 août 2026, devant un public composé à 95 % de jeunes femmes, d’étudiantes et de femmes engagées dans différents secteurs, l’initiatrice de cette dynamique a refusé une approche limitée à la seule célébration des acquis.
Pour elle, la présence ponctuelle d’une femme à une haute fonction constitue une avancée, mais elle ne peut en aucun cas représenter une finalité.
« Nous ne sommes pas venues effacer le chemin parcouru. Nous sommes venues demander jusqu’où ce chemin nous conduira et surtout combien de femmes pourront réellement l’emprunter », a-t-elle déclaré.

Dorcas Bwalelo estime que le défi se situe désormais dans la capacité à transformer les acquis institutionnels en une présence réelle et durable des femmes dans les lieux où s’exerce le pouvoir.
Politique, administration, entreprises, sécurité, provinces, tous ces espaces doivent, selon elle, être davantage accessibles aux femmes.

« Le problème n’est pas l’absence de compétences », insiste Dorcas Bwalelo
L’initiatrice de Génération 50-50 rejette l’argument selon lequel la sous-représentation des femmes serait liée à un déficit de compétences.

« Notre pays ne manque pas de femmes compétentes. Le problème demeure l’accès aux espaces où le pouvoir s’exerce réellement », a-t-elle affirmé.
Mais son message aux jeunes femmes ne se limite pas à dénoncer les barrières. Elle les invite également à se préparer afin de pouvoir saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent.

« Prendre la place à la table des décisions demande plus que de la motivation. Il faut connaître les dossiers. Il faut comprendre les institutions. Il faut apprendre à négocier », a-t-elle souligné.
Pour Dorcas Bwalelo, l’objectif de Génération 50-50 est donc de faire émerger une génération de femmes non seulement ambitieuses, mais également suffisamment préparées pour transformer cette ambition en résultats concrets.

« On ne subit pas l’avenir, on le décide », a-t-elle conclu, résonnant ainsi comme une véritable feuille de route.
Ben Mandjolo


