La mobilisation autour de la pétition pour la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo s’est invitée à l’événement « Du Virtuel au Réel » (VAR), qui a rassemblé des milliers de jeunes venus de différentes communes de Kinshasa. Le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), associé à cette dynamique de sensibilisation autour du GENOCOST, s’est félicité de l’engagement affiché par la jeunesse congolaise.
À travers sa participation à cette activité, le FONAREV a poursuivi la mobilisation en faveur de la pétition réclamant la reconnaissance des génocides commis en République démocratique du Congo. Une démarche qui vise notamment à renforcer le devoir de mémoire autour des millions de victimes des conflits et violences qui frappent le pays depuis plusieurs décennies.

La présence massive des jeunes à « Du Virtuel au Réel » a ainsi constitué une nouvelle occasion de sensibiliser cette frange de la population à la question du GENOCOST et de l’encourager à s’impliquer dans le plaidoyer pour la reconnaissance des crimes perpétrés sur le territoire congolais.
« Merci à cette jeunesse engagée, qui refuse de rester indifférente face aux crimes dont notre pays est victime depuis plus de 30 ans », a déclaré le FONAREV, saluant une mobilisation qu’il considère comme un signal fort de l’appropriation progressive de cette cause par les jeunes.
Jonathan Batulukisi salué pour la mobilisation
Le FONAREV a également rendu hommage aux organisateurs de « Du Virtuel au Réel », avec une mention particulière à Jonathan Batulukisi, dont l’implication dans la mobilisation numérique et citoyenne autour de la pétition GENOCOST a contribué à donner davantage d’écho à l’initiative.
« Merci également aux organisateurs, et particulièrement à Jonathan Batulukisi, pour son engagement exemplaire et sa contribution à la mobilisation autour de cette pétition », souligne le Fonds.

Au-delà du nombre de participants, cette mobilisation traduit la volonté de faire de la jeunesse congolaise un acteur du devoir de mémoire et du plaidoyer en faveur de la reconnaissance des souffrances endurées par les populations congolaises.
Dans un message mêlant français et lingala, le FONAREV a résumé cet engagement par une formule : « Jeunesse ya bonne qualité, e defendaka mboka ! », un appel à une jeunesse consciente et engagée dans la défense de son pays.
À travers le GENOCOST, les initiateurs de la campagne entendent maintenir la question des crimes commis en RDC dans le débat public, tout en mobilisant davantage de Congolais autour de la pétition pour leur reconnaissance.
La mobilisation observée lors de « Du Virtuel au Réel » montre également comment les communautés constituées sur les réseaux sociaux peuvent dépasser l’espace numérique pour se transformer en forces de mobilisation citoyenne autour des grandes causes nationales.
Joséphine Mawete


