Le gouvernement congolais poursuit les démarches visant à renforcer l’implication des nationaux dans le secteur minier. Ce mardi 21 juillet 2026, le Directeur de cabinet du ministre des Mines, le Professeur Docteur Michel Kaswa Kayomo, représentant le ministre Louis Watum Kabamba empêché, a présidé une séance de travail avec les représentants des entreprises minières opérant en République démocratique du Congo autour du projet de décret portant opérationnalisation de la participation des Congolais dans le capital des sociétés minières.
Cette rencontre, tenue en présence des principaux acteurs du secteur, avait pour objectif d’harmoniser les points de vue sur les modalités pratiques de mise en œuvre de cette réforme prévue par le Code minier congolais.
Ont notamment pris part aux échanges le Secrétaire général aux Mines, le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, ainsi qu’une délégation de la Chambre des Mines de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), conduite par son président Bin Nassor. Des représentants de certaines entreprises minières non affiliées à la Chambre des Mines étaient également présents.

Les discussions ont essentiellement porté sur l’application des dispositions prévues à l’article 71 bis du Code minier ainsi qu’à l’article 144 du Décret n°038/2003 du 26 mars 2003 portant Règlement minier.
Ces dispositions visent à garantir une implication plus importante des Congolais dans le capital des entreprises minières, afin de favoriser une meilleure participation nationale dans un secteur stratégique de l’économie du pays.
À l’issue des travaux, les différentes parties prenantes ont reconnu la nécessité de procéder à la signature du décret attendu, tout en convenant de certains ajustements techniques.
Pour finaliser ces aspects, une commission ad hoc a été mise en place. Celle-ci aura pour mission d’examiner les observations formulées et de proposer les réaménagements nécessaires avant l’adoption définitive du texte.
Cette démarche intervient dans le prolongement de la note circulaire signée le 30 janvier 2026 par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, par laquelle un moratoire avait été accordé jusqu’au 31 juillet 2026 aux entreprises minières concernées afin de leur permettre de se conformer à l’obligation de participation des Congolais dans leur capital, conformément aux exigences du Code minier et du Règlement minier.
Cette période transitoire devait permettre aux opérateurs miniers d’adapter leurs mécanismes internes et de se préparer à l’application effective de cette obligation réglementaire.
Pour le gouvernement, cette réforme s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à accroître la participation des Congolais dans la gestion et les retombées du secteur minier national.
Sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, l’exécutif entend ainsi promouvoir une gouvernance minière davantage inclusive, permettant aux acteurs nationaux de prendre une place plus importante dans un secteur considéré comme un pilier de l’économie congolaise.
La poursuite des discussions entre l’administration minière et les entreprises témoigne de la volonté des autorités de concilier les impératifs de conformité réglementaire avec les réalités opérationnelles des sociétés minières implantées en RDC.
Lydia Mangala


