Kinshasa veut mettre de l’ordre dans son paysage publicitaire. Sous l’impulsion du gouverneur Daniel Bumba, la capitale dispose désormais d’un nouveau Plan Cadastral Publicitaire destiné à encadrer l’implantation des supports publicitaires et à améliorer l’esthétique urbaine.
Le dispositif a été officiellement présenté le lundi 24 août 2026 par l’Autorité de régulation et de gestion de la publicité de Kinshasa (ARGPK), en présence des acteurs concernés par le secteur.
Le gouvernement provincial entend mieux organiser les espaces dédiés à la publicité et assurer une implantation conforme aux normes en vigueur.
L’objectif est de restaurer progressivement l’ordre visuel dans la capitale, où les affichages sur les façades, les murs et différents espaces publics se sont multipliés ces dernières années.
Lors de la présentation du dispositif, le gouverneur Daniel Bumba a annoncé qu’au moins 50 % des structures publicitaires qui ne respectent pas les normes devront être retirées.
Cette opération doit permettre de libérer les espaces occupés de manière irrégulière et de rationaliser l’utilisation du domaine public.
Le nouveau dispositif prévoit également des restrictions concernant plusieurs lieux considérés comme sensibles.
L’affichage publicitaire sera notamment interdit aux abords et sur certains espaces liés aux écoles, cimetières et camps. Les opérateurs concernés disposent toutefois d’un moratoire de six mois pour se conformer aux nouvelles dispositions avant l’entrée en vigueur des sanctions.
Le gouvernement provincial entend ainsi donner aux acteurs du secteur le temps nécessaire pour régulariser leurs installations et adapter leurs pratiques.
Daniel Bumba a également dénoncé certaines pratiques d’affichage qu’il considère comme anarchiques, notamment celles observées sur des infrastructures publiques.
Les affichages installés sur les murs des sauts-de-mouton sont particulièrement concernés. Le gouverneur a également appelé les églises, les musiciens et les autres acteurs qui utilisent des espaces non autorisés pour leur communication à respecter les nouvelles règles.
Désormais, tout affichage devra passer par les services compétents et respecter les emplacements préalablement définis.
La réforme vise également à faire évoluer les supports utilisés dans la capitale.
Les autorités souhaitent notamment favoriser des dispositifs plus modernes, à l’image des écrans LED, au détriment de certaines installations jugées peu adaptées à l’environnement urbain.
Cette évolution doit contribuer à donner à Kinshasa une image plus moderne tout en permettant de mieux contrôler l’occupation des espaces publicitaires.
Pour l’exécutif provincial, la maîtrise des supports publicitaires constitue un élément important de la transformation de l’image de la capitale. Il s’agit de concilier les besoins de communication des entreprises, institutions, artistes et organisations avec les impératifs d’ordre, de sécurité et d’esthétique.
Avec ce nouveau dispositif, le gouvernement provincial veut donc passer d’une publicité implantée de manière dispersée à une publicité mieux planifiée, réglementée et intégrée à l’aménagement urbain.
Le moratoire de six mois et la promotion de supports plus modernes, Daniel Bumba entend ainsi faire du secteur publicitaire un levier de transformation du paysage urbain et contribuer à la matérialisation de la vision « Kinshasa ezo bonga ».
Lydia Mangala


