La coopération énergétique entre la République démocratique du Congo et l’Angola franchit une nouvelle étape stratégique. Les deux pays ont officialisé, ce mercredi 22 juillet à Luanda, un avenant au contrat de partage de production encadrant la gouvernance de la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC), ouvrant ainsi la voie au lancement effectif des activités d’exploitation pétrolière dans cet espace partagé.
L’accord a été signé par la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures de la RDC, Acacia Bandubola Mbongo, et son homologue angolais chargé des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Pedro Azevedo. Cette signature vient conclure plusieurs années de discussions techniques et de négociations destinées à établir un cadre juridique, administratif et financier clair pour la gestion commune de cette zone maritime.
Kinshasa et Luanda présentent cet aboutissement comme une avancée majeure dans la consolidation de leurs relations bilatérales et dans la mise en œuvre d’une vision commune fondée sur la coopération et la valorisation des ressources naturelles au bénéfice des deux peuples.

« Cette rencontre est avant tout l’expression d’une volonté politique partagée, celle de deux chefs d’État qui ont choisi de faire de la confiance, du dialogue et d’un destin commun le fondement de la relation entre nos deux nations », a déclaré Acacia Bandubola Mbongo, soulignant que l’amitié construit des ponts là où les seuls intérêts ne dressent que des frontières.
La signature de cet avenant constitue une étape déterminante avant le passage à la phase opérationnelle. Elle permet de finaliser les derniers mécanismes nécessaires au démarrage des activités d’exploitation pétrolière dans cette zone située à cheval entre les intérêts des deux États.
Pour les autorités congolaises et angolaises, l’enjeu est désormais de transformer ce cadre juridique en résultats économiques concrets, notamment à travers la création de revenus, le développement des infrastructures liées au secteur énergétique et la génération d’opportunités pour les populations.
La Ministre d’État congolaise a salué le travail accompli par les équipes techniques des deux pays, rappelant que les grandes avancées diplomatiques reposent sur la constance, la rigueur et la capacité à construire des compromis durables.
La RDC et l’Angola ambitionnent de faire de la Zone maritime d’intérêt commun un modèle de coopération régionale dans la gestion des ressources naturelles transfrontalières.
Les deux États souhaitent promouvoir une approche basée sur la transparence, le respect mutuel et une gouvernance responsable des ressources stratégiques.
Dans cette dynamique, Kinshasa a déjà désigné ses représentants appelés à siéger au sein de la Commission interministérielle du comité de direction de la ZIC ainsi qu’à la Commission de suivi et de gestion du compte conjoint, des structures chargées d’assurer le suivi de la mise en œuvre des engagements pris.
Cette avancée intervient après plusieurs travaux techniques menés conjointement par les experts congolais et angolais afin d’évaluer les accords précédents et de définir une feuille de route opérationnelle.
Cette signature s’inscrit dans la vision diplomatique et économique portée par le président Félix-Antoine Tshisekedi et mise en œuvre sous la conduite du Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa.
Elle illustre également la volonté des deux pays de renforcer leur interdépendance économique et de faire de leurs ressources naturelles un levier de développement partagé plutôt qu’un facteur de tensions.
Avec cet accord, Kinshasa et Luanda entendent désormais passer de la phase des engagements à celle des réalisations concrètes, dans l’espoir que l’exploitation future de la Zone maritime d’intérêt commun contribue à renforcer la sécurité énergétique, la croissance économique et la coopération entre les deux nations voisines.
Lydia Mangala


