Le Cadastre minier (CAMI) a annoncé la fermeture temporaire de son guichet chargé de la réception des nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherche, dans le cadre d’une opération d’assainissement de son fichier cadastral visant à renforcer la gestion et la fiabilité des titres miniers en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel daté du 26 juin 2026, le directeur général du CAMI, Popol Mabolia Yenga, précise que cette mesure est entrée en vigueur le 29 juin 2026 et restera applicable jusqu’à nouvel ordre.
« Le Cadastre Minier informe le public qu’en raison du lancement des travaux d’assainissement de son fichier cadastral, le Guichet est temporairement fermé, à dater du 29 juin 2026, à la réception de nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherches et ce, jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué.

Cette suspension concerne exclusivement les nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherche. Le CAMI rassure néanmoins les opérateurs du secteur quant à la continuité des autres services administratifs liés aux titres déjà existants.
« Cette mesure n’affecte pas la réception des demandes relatives à la transformation, au renouvellement, ni à l’enregistrement des cessions, amodiations, options ou autres opérations portant sur des droits miniers et de carrières existants », précise l’établissement public.
L’opération d’assainissement engagée par le Cadastre minier vise notamment à renforcer la transparence dans la gestion du domaine minier national, à améliorer la qualité et la fiabilité des données cadastrales ainsi qu’à garantir une meilleure sécurité juridique des titres accordés aux investisseurs.
Cette initiative intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo consolide son statut de grand producteur mondial de minerais stratégiques, notamment le cuivre, le cobalt, le coltan et le lithium, des ressources essentielles à la transition énergétique mondiale.
La modernisation et l’assainissement du système cadastral apparaissent ainsi comme des enjeux majeurs pour renforcer l’attractivité du secteur minier congolais, améliorer la gouvernance des ressources naturelles et sécuriser davantage les investissements dans ce domaine clé de l’économie nationale.
Lydia Mangala


