Le président Félix-Antoine Tshisekedi a reçu, samedi 24 octobre 2026, à la Cité de l’Union africaine, les députés nationaux et les sénateurs de l’Union sacrée de la Nation (USN), sa famille politique. Cette rencontre a permis au chef de l’État de mobiliser sa majorité parlementaire face à la crise sécuritaire dans l’Est du pays et de préparer les esprits à l’approche du dialogue national.
La Première ministre Judith Suminwa a également pris part à cette réunion, au cours de laquelle les élus ont réaffirmé leur soutien au président de la République et adressé des messages d’encouragement aux Forces armées de la RDC (FARDC) ainsi qu’aux patriotes Wazalendo.
Regroupés par grands espaces géographiques du pays, les parlementaires de l’Union sacrée ont exprimé leur solidarité envers le chef de l’État dans ses efforts pour défendre l’intégrité territoriale et préserver la souveraineté nationale.

Prenant la parole au nom des élus, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a résumé leur démarche autour de trois axes notamment le soutien, la loyauté et un message de solidarité face à la guerre.
« Vous n’êtes pas seuls face à cette guerre d’agression », a-t-il déclaré à l’adresse du président de la République.
Félix Tshisekedi a, de son côté, assuré que la situation était « sous contrôle » et appelé les élus à rassurer la population, à rester unis et à défendre l’unité nationale. Il s’est également montré confiant quant à l’évolution de la situation sécuritaire, tout en exhortant à une mobilisation derrière les forces engagées sur le terrain.
La préparation du dialogue national a également occupé une place importante dans les discussions. Le chef de l’État aurait demandé aux parlementaires d’expliquer à leurs électeurs le sens de cette démarche, présentée comme un moyen de ramener le pays à une situation de normalité et de favoriser une paix durable.
Deux facilitateurs de l’Union africaine, un homme et une femme, devraient accompagner le processus. Félix Tshisekedi envisagerait également de nommer prochainement les responsables des coordinations nationale et provinciales ainsi que les superviseurs dans les provinces.
Sur la question constitutionnelle, le président aurait déclaré que la responsabilité d’une éventuelle révision revenait aux élus, affirmant qu’il respecterait leur décision. Il aurait notamment indiqué que, si les parlementaires refusaient de modifier la Constitution en 2028, il s’arrêterait là.
Cette réunion intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la RDC, marqué notamment par l’évolution de la rébellion de l’AFC/M23 et l’implication de l’ancien président Joseph Kabila dans le Front pour la refondation de la nation (FRN).
À l’issue de l’audience, Félix Tshisekedi s’est dit « très ému et très touché » par cette manifestation de soutien, avant de remercier les participants et de leur adresser un message de moralisation.
Cette rencontre a ainsi permis au chef de l’État de réaffirmer la défense de l’intégrité territoriale, la mobilisation nationale et la recherche d’une paix durable à travers le dialogue.
Lydia Mangala


