Le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) poursuit sa phase de mobilisation dans les provinces de la République démocratique du Congo. Après Kamina et Kolwezi, le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a poursuivi son plaidoyer à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le 8 septembre, puis à Kalemie, dans le Tanganyika, le 9 septembre 2026.
À Lubumbashi comme à Kalemie, Guylain Nyembo a échangé avec les institutions provinciales et les forces vives sur leur implication dans la mobilisation des populations autour du RGPH-2.
Pour le ministre d’État, la disponibilité de données fiables constitue une condition essentielle pour orienter efficacement les politiques publiques et répondre aux besoins réels des populations.

« Une province ne peut véritablement planifier son développement que si elle dispose de données fiables sur sa population et ses réalités », a déclaré Guylain Nyembo.
Le recensement doit notamment permettre de disposer d’une meilleure connaissance de la population et de sa répartition, des éléments indispensables à la planification des investissements et des services sociaux de base.
Aux côtés des gouverneurs Martin Kazembe, gouverneur a.i. du Haut-Katanga, et Christian Kitungwa du Tanganyika, le ministre a appelé les différents acteurs provinciaux à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation et la mobilisation des populations.

Les autorités des deux provinces ont, de leur côté, réaffirmé leur volonté d’accompagner le processus et de contribuer à sa réussite.
Pour Martin Kazembe, la participation au recensement dépasse le simple cadre administratif et relève également d’une responsabilité citoyenne.
« Nous réitérons l’engagement de la population du Haut-Katanga à accompagner ce processus, car le recensement doit être perçu comme un acte de patriotisme », a-t-il souligné.
Les étapes de Lubumbashi et de Kalemie viennent ainsi renforcer la mobilisation autour du RGPH-2 dans l’axe Sud-Est du pays.
Alors que le processus se déploie progressivement sur le terrain, l’enjeu reste de favoriser l’adhésion des populations et des autorités locales afin de disposer de données suffisamment fiables pour éclairer les décisions publiques.
Pour Guylain Nyembo, il est question de mieux connaître la population et les réalités des territoires pour mieux planifier leur développement.
Lydia Mangala


