Les Diables Rouges n’y arrivent toujours pas. Attendue au tournant après une entrée en matière timide, la Belgique a concédé un triste match nul (0-0) face à une équipe de l’Iran disciplinée et solidaire. Avec seulement deux petits points glanés en deux rencontres, les hommes de Rudi Garcia se compliquent sérieusement la tâche et se retrouvent désormais au bord du précipice.
Sur la pelouse, le constat est cruel mais implacable. Cette équipe de Belgique manque cruellement d’idées et de folie. Face au bloc bas et compact des Iraniens, les coéquipiers de Kevin De Bruyne ont multiplié les passes latérales sans jamais parvenir à imposer un rythme digne d’un prétendant à la couronne mondiale. Malgré une possession de balle largement supérieure, les vagues belges sont restées de timides clapotis, venant mourir les unes après les autres sur la défense adverse.
Rudi Garcia a tenté de bousculer ses hommes à la pause, mais le sursaut d’orgueil n’a duré que dix petites minutes au retour des vestiaires. Le manque de liant technique entre le milieu et l’attaque commence à devenir un secret de polichinelle dans ce tournoi.
Pour l’heure, le calcul est désormais d’une simplicité dramatique pour les Diables Rouges. Pour valider leur billet pour les phases finales et éviter une humiliation nationale, il faudra impérativement réagir lors de la dernière journée de la phase de poules.
Le prochain match face à la Nouvelle-Zélande s’annonce d’ores et déjà décisif. Plus question de calculs, de gestion ou de transition. Seule la victoire comptera pour sauver ce qui peut encore l’être. Rudi Garcia va devoir trouver les mots justes pour libérer ses joueurs de la pression psychologique qui semble les paralyser depuis le coup d’envoi de ce Mondial.
Pour l’heure, les Belges ont leur destin entre les mains, mais le crédit, lui, est totalement épuisé à une journée de la fin de la phase des groupes.
Josaphat Mayi


