En vue d’intensifier les efforts du gouvernement pour récupérer les importantes créances dues au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, mardi 21 juillet, la deuxième réunion de la Commission spéciale chargée du recouvrement de près de 350 millions de dollars américains de créances en souffrance, avec pour objectif de renforcer les capacités financières de cet établissement public stratégique.
Créée sur instruction du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette commission a pour mission d’identifier les mécanismes les plus efficaces pour récupérer ces fonds et les réinjecter dans le financement de l’industrialisation du pays.
Au cours de cette deuxième réunion, les membres de la commission ont procédé à la classification des créances en six catégories, une démarche destinée à adapter les stratégies de recouvrement à la nature de chaque dossier.
Pour assurer un traitement plus efficace des dossiers, trois sous-commissions ont également été mises en place. Elles disposent d’un délai d’un mois pour produire leurs premiers rapports et proposer des solutions concrètes en vue d’accélérer le processus de recouvrement.
Privilégier le règlement à l’amiable

Les travaux de la commission ont permis de réaffirmer la volonté du gouvernement de privilégier, dans un premier temps, les règlements à l’amiable avec les débiteurs.
Cette approche vise à favoriser une régularisation volontaire des créances avant d’envisager, si nécessaire, des procédures de recouvrement forcé conformément aux dispositions légales en vigueur.
Selon les conclusions de la réunion, plusieurs débiteurs ont déjà entrepris des démarches pour régulariser leur situation, un signal jugé encourageant par les autorités.
Le gouvernement veut restaurer les capacités financières du Fonds de Promotion de l’Industrie, appelé à jouer un rôle central dans le financement des projets industriels en République démocratique du Congo.
La récupération de ces ressources devrait permettre au FPI de soutenir davantage les investissements productifs, de favoriser la création d’emplois et de contribuer à la diversification de l’économie nationale.
Cette démarche s’inscrit également dans les efforts du gouvernement Suminwa visant à renforcer la bonne gouvernance, améliorer la gestion des finances publiques et assurer une meilleure mobilisation des ressources destinées au développement économique du pays.
En poursuivant les travaux de cette commission spéciale, l’exécutif affiche sa volonté de transformer les créances en souffrance en leviers de financement au service de l’industrialisation et de la croissance de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


