L’Espagne a validé son ticket pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en dominant une vaillante équipe de Belgique (2-1), ce vendredi, au terme d’un quart de finale étouffant. Longtemps frustrée par l’organisation adverse, la Roja s’en est remise à son incroyable force de caractère et à ses hommes de l’ombre pour forcer le destin. Les champions d’Europe en titre retrouveront la France dans le dernier carré pour un remake très attendu de la finale de l’Euro 2024.
Dès le coup d’envoi, les Diables Rouges choisissent de faire le dos rond. Le sélectionneur belge installe un bloc bas, compact, dense et particulièrement difficile à manœuvrer. Face à ce mur, les Espagnols font circuler le ballon avec patience, mais peinent dans un premier temps à imposer un rythme suffisamment élevé pour déstabiliser leur adversaire.
Le véritable déclic intervient après la première pause. Fidèle à son identité, la Roja hausse brutalement le curseur de l’intensité. L’Espagne étouffe son rival, récupère rapidement chaque ballon repoussé par les Belges et revient sans cesse à l’assaut de la surface adverse. Cette pression finit par payer à la demi-heure de jeu.

Sur le côté droit, Pedro Porro et Lamine Yamal combinent parfaitement pour désorganiser la défense belge. Dani Olmo, trouvé au cœur de la surface, déclenche une frappe puissante. Si Thibaut Courtois repousse cette première tentative avec brio, Fabian Ruiz a bien suivi l’action et pousse le ballon au fond des filets après une nouvelle intervention mal maîtrisée de la défense belge (1-0, 30e).
Cinq minutes plus tard, Lamine Yamal est tout proche de doubler la mise, mais le portier belge s’interpose avec autorité pour maintenir les siens dans la rencontre. Alors que le public espagnol espère voir son équipe creuser l’écart, les Diables Rouges réagissent avec caractère et profitent de leur première véritable occasion.
Lancé dans son couloir, Timothy Castagne se rachète de son erreur en délivrant un centre millimétré. Au point de penalty, Charles De Ketelaere surgit et place une tête imparable pour égaliser (1-1, 39e). Ce but met fin à l’invincibilité d’Unai Simón, qui n’avait jusque-là encaissé aucun but dans cette compétition. Tout est alors à refaire pour les Ibères.
Au retour des vestiaires, le scénario se tend davantage. La Belgique se replie et défend son résultat avec une détermination remarquable. Les minutes passent, le doute gagne les rangs espagnols et la Roja bute sur un bloc belge parfaitement organisé.
C’est à ce moment que Luis de la Fuente décide de jouer son va-tout en lançant Mikel Merino, déjà héros du tour précédent face au Portugal. Un choix qui va une nouvelle fois s’avérer décisif.
À la 88e minute, Pau Cubarsí tente sa chance aux abords de la surface sans être attaqué. Le gardien belge Lammens relâche le ballon sous la pression, et Mikel Merino, parfaitement placé, surgit pour pousser le cuir au fond des filets et délivrer l’Espagne (2-1, 88e).
La Roja tient finalement sa qualification au terme d’un combat intense. Ce succès ouvre les portes d’une demi-finale de prestige face à la France. Les Espagnols rêvent désormais d’écrire une nouvelle page de leur histoire et de poursuivre leur quête d’un exceptionnel doublé Euro-Mondial.
Josaphat Mayi


