La diplomatie parlementaire veut prendre une place plus active dans la recherche de la paix en République démocratique du Congo. Au Palais du Peuple, le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, Isaac Jean Claude Tshilumbayi Musawu, a présidé le vendredi 14 août la première réunion de travail consacrée à la structuration du Bureau national exécutif de l’Association Internationale des Parlementaires pour la Paix (AIPP-RDC).
Cette rencontre marque le début des activités de l’organisation en RDC depuis la désignation du professeur Isaac Jean Claude Tshilumbayi à la tête de son Bureau national exécutif et comme Ambassadeur de Paix. Autour de lui, plusieurs parlementaires ainsi que des personnalités récemment nommées Ambassadeurs de Paix ont échangé sur les premières orientations à donner à cette plateforme.
Au cœur des discussions figurait d’abord la mise en place prochaine du Bureau exécutif national et la présentation de la vision de l’AIPP-RDC. L’ambition affichée est de construire un réseau capable de mobiliser les parlementaires et les différentes forces vives du pays autour des enjeux de paix, de cohésion sociale et de résolution durable des conflits.
Isaac Jean Claude Tshilumbayi a ainsi appelé les députés, sénateurs et personnalités de distinction à s’impliquer activement dans cette dynamique afin de faire de l’AIPP-RDC un espace de mobilisation et d’action en faveur de la paix.
La réunion a également permis d’aborder la feuille de route des prochaines activités, avec notamment la préparation d’un panel de haut niveau sur la paix, qui devrait être organisé en marge de la 81ᵉ session de l’Organisation des Nations unies prévue en septembre prochain.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer le rôle du Parlement dans les différentes étapes des processus de paix.
Le docteur Florimond Tshioko Kwete et Mike Mankenda, respectivement Vice-Président de l’Association Internationale des Académiciens pour la Paix (AIAP-RDC) et Secrétaire Général de la Fédération pour la Paix Universelle (FPU-RDC), ont plaidé pour une implication parlementaire allant de la conception des initiatives de paix à leur mise en œuvre, leur suivi et leur évaluation.
Pour eux, la recherche de la paix ne peut toutefois reposer sur les seules institutions politiques. Elle doit également mobiliser les leaders religieux et communautaires, les jeunes, les femmes ainsi que les acteurs politiques, dans une démarche inclusive.

La question du dialogue national a également occupé une place importante dans les échanges. À cette occasion, Isaac Jean Claude Tshilumbayi a réaffirmé son soutien à l’initiative portée par le président Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue national inclusif destiné à contribuer au retour durable de la paix.
Cette position traduit la volonté de l’AIPP-RDC de s’inscrire dans les efforts de cohésion sociale et de recherche de solutions aux différentes crises qui affectent le pays.
L’organisation entend ainsi faire de la diplomatie parlementaire un instrument complémentaire aux démarches diplomatiques et politiques classiques, en favorisant le dialogue entre les différents acteurs et en encourageant une culture de paix au sein de la société.
La réunion a enfin annoncé le lancement prochain d’une campagne d’adhésion au réseau parlementaire de l’AIPP-RDC, parallèlement à l’identification de nouveaux Ambassadeurs de Paix.
L’objectif est d’élargir progressivement le cercle des personnalités engagées dans cette initiative et de constituer un réseau national suffisamment représentatif pour porter les messages de paix auprès des différentes composantes de la société congolaise.
Cette première réunion de structuration intervient quelques semaines après l’investiture, le 4 juillet dernier, des personnalités appelées à jouer un rôle au sein de l’AIPP-RDC. Les Honorables Aimé Boji, Jean-Michel Sama Lukonde et le professeur Isaac Jean Claude Tshilumbayi avaient alors été désignés respectivement Ambassadeurs et Coprésidents d’honneur, et Président du Bureau exécutif national de l’AIPP-RDC.
Avec cette première étape franchie, l’AIPP-RDC entend désormais passer de la désignation de ses responsables à la construction effective de son réseau et au déploiement de ses activités, pour aire de la paix non seulement un objectif politique, mais une responsabilité collective.
Lydia Mangala


