La députée nationale Adèle Bazizane a saisi le ministre des Postes et Télécommunications pour obtenir des explications sur la dégradation continue, selon elle, de la qualité des services de téléphonie mobile et de connexion Internet en République démocratique du Congo.
À l’occasion de la rentrée parlementaire, l’élue du territoire de Nyiragongo, dans le Nord-Kivu, a engagé une série d’initiatives de contrôle parlementaire visant plusieurs membres du gouvernement et responsables d’établissements publics.
Parmi les cinq démarches introduites figurent deux questions orales avec débat et trois questions écrites. La question consacrée aux télécommunications s’inscrit dans le cadre d’une question écrite adressée au ministre compétent.
La qualité des services de télécommunications au cœur des préoccupations
Dans sa démarche, Adèle Bazizane entend obtenir des éclaircissements sur la situation des services de téléphonie mobile et d’Internet à travers le territoire national.
La parlementaire souhaite notamment que le gouvernement apporte des réponses sur les difficultés liées à la qualité des communications et de l’accès à Internet, un secteur devenu essentiel aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises et les services publics.
Cette initiative intervient dans un contexte où les télécommunications occupent une place croissante dans le fonctionnement de l’économie et dans l’accès aux services numériques.
Cinq initiatives de contrôle parlementaire
Au-delà du secteur des télécommunications, la députée nationale a également saisi d’autres autorités sur plusieurs questions d’intérêt public.
Une première question orale avec débat est adressée à la ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Elle porte sur le contrôle de conformité des établissements d’enseignement primaire et secondaire, publics et privés, au programme national d’enseignement.
La deuxième question orale avec débat concerne le ministre des Mines et porte sur la gestion de la dotation d’au moins 0,3 % du chiffre d’affaires des sociétés minières, destinée au développement des communautés locales.
Deux autres questions écrites concernent respectivement l’ANSER, notamment sur l’exécution des projets d’électrification dans les milieux urbains et périurbains du Nord-Kivu, et le FONER, au sujet de sa gestion administrative, financière et technique.
Un contrôle fondé sur les prérogatives constitutionnelles
Adèle Bazizane affirme exercer, à travers ces démarches, les prérogatives constitutionnelles reconnues aux députés en matière de contrôle de l’action gouvernementale et de gestion des services publics.
Ses initiatives s’appuient notamment sur les articles 100, 101 et 138 de la Constitution, ainsi que sur les dispositions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relatives au contrôle parlementaire.
Ces démarches interviennent quelques jours après la reprise, le 15 septembre, des travaux de l’Assemblée nationale pour une nouvelle session. Elles placent ainsi plusieurs secteurs, dont les télécommunications, l’éducation, les mines, l’électrification et l’entretien routier, au centre des préoccupations de la parlementaire.
Joséphine Mawete


