La République démocratique du Congo enregistre une nouvelle avancée dans la mise en œuvre de son programme de réformes économiques. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, ce vendredi, la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), confirmant les progrès réalisés par les autorités congolaises dans la conduite des réformes macroéconomiques.
Cette décision, qui intervient dans le cadre du programme conclu entre la RDC et le FMI en janvier 2025, traduit la confiance renouvelée de l’institution financière internationale envers la trajectoire économique du pays, sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avec la coordination du Gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et la conduite des réformes par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

L’approbation de cette revue permet un nouveau décaissement de 190,4 millions de DTS, soit environ 258,2 millions de dollars américains, au titre de la FEC. Depuis le lancement du programme, le montant total des ressources mobilisées dans ce cadre atteint désormais 761,3 millions de DTS, l’équivalent de 1,032 milliard de dollars américains.
À cette enveloppe s’ajoute un décaissement supplémentaire de 66,6 millions de DTS, soit près de 90,3 millions de dollars américains, au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité. Au total, plus de 348 millions de dollars américains seront ainsi mis à la disposition de la RDC pour soutenir ses réformes économiques et renforcer sa résilience face aux chocs.
Une économie jugée résiliente malgré les défis

Dans son évaluation, le FMI souligne la résilience de l’économie congolaise malgré un environnement particulièrement difficile, marqué notamment par l’insécurité persistante dans l’Est du pays, l’épidémie d’Ebola, les incertitudes politiques ainsi que les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.
L’institution de Bretton Woods relève plusieurs indicateurs encourageants, notamment la poursuite du ralentissement de l’inflation, qui s’est établie à 2,5 % en glissement annuel à fin avril 2026, l’amélioration de la position extérieure du pays ainsi que des perspectives économiques à court terme jugées globalement favorables.
Des réformes saluées par le FMI

Le Conseil d’administration du FMI estime que la mise en œuvre du programme appuyé par la FEC demeure globalement satisfaisante. La majorité des critères de performance et des réformes structurelles ont été respectés.
Les deux critères qui n’ont pas été atteints s’expliquent, selon le FMI, par l’augmentation des dépenses consacrées à la sécurité nationale ainsi que par un ajustement technique lié aux opérations de change entre la Banque Centrale du Congo et le Trésor public. L’institution précise toutefois que les autorités congolaises ont déjà adopté les mesures correctives nécessaires.
Le FMI encourage désormais le Gouvernement à poursuivre les réformes engagées, notamment en matière de mobilisation des recettes publiques, de modernisation de la gestion des finances publiques, de renforcement de la gouvernance, de transparence, de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux, ainsi que les efforts visant le retrait de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
L’institution internationale salue également la politique monétaire prudente menée par la Banque Centrale du Congo et estime que les perspectives budgétaires pour 2026 demeurent maîtrisées grâce à la bonne dynamique des recettes publiques, malgré les importantes contraintes sécuritaires.
Un signal fort pour les partenaires

À travers cette nouvelle validation, le FMI adresse un signal positif aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux investisseurs sur la solidité de la trajectoire économique de la République démocratique du Congo.
Cette décision conforte les efforts entrepris par le Gouvernement pour préserver la stabilité macroéconomique, renforcer la crédibilité des finances publiques et accélérer les réformes structurelles destinées à soutenir une croissance plus résiliente, diversifiée et inclusive.
Joséphine Mawete


