Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, est attendu ce lundi 22 juin à Kinshasa pour une visite d’État de 48 heures à l’invitation de son homologue congolais, Félix Tshisekedi. Cette visite intervient dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo et par le renforcement de la coopération entre les deux pays voisins.
Selon la Présidence de la République, le Chef de l’État congolais se rendra personnellement à l’aéroport international de N’djili pour accueillir son hôte de marque avant une série d’activités officielles prévues à la Cité de l’Union africaine.
Les deux dirigeants auront notamment un entretien en tête-à-tête destiné à examiner plusieurs dossiers d’intérêt commun, avant de s’adresser conjointement à la presse au cours d’une conférence prévue à l’issue de leurs échanges.
Au cœur des discussions figurent les questions liées à la sécurité dans l’Est de la RDC, où les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour restaurer la paix face à la persistance des groupes armés. Les deux chefs d’État devraient également évoquer la coopération sanitaire, particulièrement la riposte contre la maladie à virus Ebola, qui demeure une préoccupation majeure dans la région.
Cette visite revêt une importance particulière dans la mesure où Évariste Ndayishimiye assure actuellement la présidence en exercice de l’Union africaine. Son déplacement à Kinshasa intervient ainsi dans un contexte où les enjeux de paix, de stabilité et de coopération régionale occupent une place centrale dans l’agenda continental.
Cette rencontre illustre la solidité des relations entre la RDC et le Burundi. Les deux pays entretiennent des liens historiques étroits et partagent une frontière commune ainsi que plusieurs défis sécuritaires.
Depuis la signature, en mars 2023, d’un accord bilatéral de défense, Kinshasa et Bujumbura ont renforcé leur coopération militaire. Le Burundi a notamment déployé plusieurs contingents militaires aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le cadre des opérations de sécurisation de l’Est du pays.
Cette collaboration stratégique s’est progressivement imposée comme l’un des piliers de la lutte contre les groupes armés actifs dans la région des Grands Lacs. Les autorités des deux pays affichent régulièrement leur volonté de consolider ce partenariat afin de contribuer durablement au retour de la paix et de la stabilité.
Kinshasa et Bujumbura entendent ainsi réaffirmer leur convergence de vues sur les grandes questions régionales et renforcer davantage une coopération devenue essentielle pour la sécurité et le développement de leurs peuples respectifs.
Lydia Mangala


