Le bras de fer autour de la convocation d’un dialogue national se poursuit en République démocratique du Congo. Alors que l’opposition réclame l’ouverture rapide de discussions inclusives, le Gouvernement affirme que le président Félix Tshisekedi entend conserver la maîtrise du calendrier et de la démarche à suivre.
Lors du briefing consacré au processus de paix, lundi 28 juillet, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a affiché une position ferme : le Chef de l’État ne compte pas se voir imposer un calendrier par l’opposition.
« Le Président suit son propre agenda », a-t-il déclaré.
Selon Patrick Muyaya, Félix Tshisekedi prendra les initiatives qu’il jugera nécessaires au moment opportun, indépendamment des pressions ou des ultimatums qui pourraient lui être adressés.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par des appels insistants en faveur d’un dialogue national inclusif. Pour l’opposition, ces discussions constituent une voie susceptible d’apporter des réponses aux différentes crises que traverse le pays.
Face à la position du pouvoir, les forces de l’opposition poursuivent leurs appels en faveur d’une convocation rapide du dialogue. Elles estiment que l’urgence de la situation nécessite de réunir autour d’une même table les différentes composantes politiques et sociales de la nation.
De son côté, le Gouvernement privilégie une démarche encadrée par les institutions et placée sous l’autorité du Chef de l’État, rejetant toute tentative de lui imposer un calendrier par voie de pression politique.
Outre la question du calendrier, le débat porte désormais sur les modalités d’organisation d’un éventuel dialogue national. Doit-il être convoqué rapidement sous l’impulsion de l’opposition ou intervenir au moment jugé opportun par le président de la République ?
Cette divergence de visions continue d’alimenter les discussions sur la scène politique congolaise, alors que les prochaines prises de position des différentes parties seront particulièrement suivies.
Ben Mandjolo


