Par la voix de son président, Claude Mbuyi, le Conseil national de la jeunesse de la République démocratique du Congo (CNJ-RDC) a salué l’annonce du président Félix-Antoine Tshisekedi relative à la prochaine convocation d’un dialogue national.
Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, la structure se dit disposée à prendre part à ce processus afin d’y porter les aspirations de la jeunesse congolaise. Elle considère cette initiative comme une opportunité de renforcer la cohésion nationale, de favoriser la recherche de solutions consensuelles aux défis sécuritaires, politiques et sociaux auxquels le pays est confronté, tout en rappelant que ce dialogue ne doit en aucun cas se transformer en un cadre d’impunité.
Dans sa déclaration, le CNJ-RDC dit avoir accueilli avec satisfaction l’annonce faite par le chef de l’État.
« Le Conseil national de la jeunesse de la République démocratique du Congo a appris avec satisfaction l’annonce faite par Son Excellence Monsieur le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo relative à la prochaine convocation d’un dialogue national », indique la déclaration.

Selon l’organisation, cette initiative rejoint les recommandations formulées lors du Grand débat de la jeunesse organisé le 3 juillet dernier, ainsi qu’une attente exprimée par une partie de la population en faveur de la paix, de l’unité nationale et de la stabilité.
Le CNJ-RDC rappelle que, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et sociaux, le dialogue reste un mécanisme essentiel pour renforcer l’unité du pays.
L’organisation affirme ainsi sa disponibilité à participer au futur processus afin d’y faire entendre les préoccupations des jeunes issus de toutes les provinces et de toutes les sensibilités.
« Le CNJ-RDC se tient à la disposition des institutions de la République afin de porter la voix, les aspirations et les préoccupations de la jeunesse congolaise dans le cadre de ce dialogue national que le Président de la République a voulu inclusif », souligne le document.
Le Conseil rappelle que cette position s’appuie notamment sur les recommandations issues du Grand débat de la jeunesse sur les réformes institutionnelles, qui avait réuni plus de 650 jeunes leaders provenant de la majorité, de l’opposition, de la société civile, des confessions religieuses ainsi que des organisations de jeunesse des 26 provinces du pays.
Le CNJ-RDC précise toutefois que sa participation dépendra des dispositions qui seront fixées dans l’ordonnance présidentielle convoquant officiellement le dialogue ainsi que des orientations définies par la médiation chargée de conduire le processus.

L’organisation rappelle également les principes consacrés par la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît le rôle des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.
Le Conseil national de la jeunesse insiste sur la nécessité de préserver les principes de justice et de lutte contre l’impunité.
Il estime que les auteurs de crimes graves commis contre le peuple congolais doivent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
« Le dialogue national ne saurait, en aucun cas, se substituer à la justice ni servir de cadre d’impunité. Il doit être fondé sur les principes de vérité, de justice, de réconciliation et des responsabilités, dans l’intérêt supérieur de la Nation », affirme le CNJ-RDC.
L’organisation souligne également que la mémoire des victimes doit être préservée et que les survivants doivent bénéficier de la vérité, de la justice et de réparations afin que de telles tragédies ne puissent plus se reproduire.
Par cette déclaration, le Conseil national de la jeunesse confirme sa volonté de contribuer au processus annoncé par le chef de l’État, tout en plaidant pour un dialogue inclusif, respectueux des principes de justice et capable de répondre aux attentes de la jeunesse congolaise face aux défis politiques, sécuritaires et sociaux que traverse le pays.

Lydia Mangala


