Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, également président du parti Autre Vision du Congo (AVC), a vivement critiqué Joseph Kabila dans une déclaration au ton particulièrement offensif. Il déplore ce qu’il considère comme une déchéance politique de l’ancien président, qu’il oppose à sa nouvelle posture dans le contexte de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Le contraste de cette opposition est déplorable : passer de la magistrature suprême à la posture de chef rebelle est une véritable déchéance », affirme Didier Budimbu.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de Joseph Kabila, dont les prises de position et les liens présumés avec la rébellion de l’AFC/M23 suscitent de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
Le ministre des Sports et Loisirs s’en prend également aux procédures judiciaires liées à des dossiers de partenariats. Il estime que les plaintes qu’il qualifie de prétendument solides perdent leur crédibilité lorsque les affaires concernées auraient été classées sans suite dans deux pays différents.
Sans préciser, dans la déclaration rapportée, les procédures et les juridictions concernées, Didier Budimbu dénonce ce qu’il considère comme un acharnement judiciaire motivé par des considérations politiques plutôt que par la recherche du droit.
« Quand l’obsession remplace le droit, la mauvaise foi devient une maladie. Le ridicule ne tue peut-être pas, mais il achève les derniers restes de dignité », a-t-il insisté.
Par cette sortie, Didier Budimbu ajoute sa voix aux critiques formulées par plusieurs responsables politiques à l’encontre de Joseph Kabila.
Son intervention mêle contestation de la posture politique de l’ancien président et remise en cause des démarches judiciaires évoquées.
Les accusations de rébellion et les affirmations relatives aux procédures judiciaires doivent toutefois être distinguées des faits établis par les juridictions compétentes. La déclaration du ministre exprime sa position politique et ne constitue pas, à elle seule, une preuve des faits qu’il évoque.
Lydia Mangala


