Ce samedi 5 septembre 2026, à Maluku, Serge Etinkum Anza ne s’est pas seulement adressé à une foule de jeunes. Il s’est retrouvé face à une génération à laquelle il entend donner une place plus importante dans le débat national.
Au terrain Goshen, l’initiateur de « La Jeunesse Parle » a livré un message largement consacré aux attentes de la jeunesse, mais surtout à la nécessité de la voir passer du rôle de simple spectatrice à celui d’actrice de la transformation du pays.

Sa démarche a d’abord consisté à écouter. Devant la population de Maluku, il a expliqué être venu recueillir les plaintes, les attentes et les préoccupations locales afin de les porter auprès du président de la République.
Cette approche résume la vision qu’il entend défendre : partir des réalités vécues par les jeunes et les communautés pour faire remonter leurs préoccupations auprès des décideurs.

Mais son engagement ne s’est pas limité aux doléances.
Au cours de son intervention, Serge Etinkum Anza a réaffirmé son soutien à une plus grande implication de la jeunesse dans le débat sur l’avenir institutionnel du pays. Il a notamment rappelé la position de la plateforme « La Jeunesse Parle » en faveur du changement constitutionnel et salué la confiance accordée aux jeunes dans ce processus.
Pour lui, cette confiance doit toutefois se traduire par une participation réelle.
« La jeunesse ne doit pas seulement être appelée lorsqu’il faut remplir une salle ou applaudir un discours. Elle doit être autour de la table lorsque les décisions qui concernent son avenir sont prises », a-t-il déclaré dans l’esprit de son intervention.
Du discours aux actions concrètes
Cette vision s’accompagne également d’actions concrètes. L’annonce de 1 000 bourses de formation professionnelle à l’INPP en faveur des jeunes de Maluku illustre cette volonté de relier le discours aux préoccupations quotidiennes de la jeunesse.
Formation, emploi, dignité et participation citoyenne : autant de questions que Serge Etinkum Anza place au cœur de son engagement.
Sa détermination s’est également exprimée dans sa volonté de porter les préoccupations de Maluku directement auprès du chef de l’État. Les différents projets annoncés pour cette commune, notamment la Zone économique spéciale, les infrastructures de l’INPP, le projet de la nouvelle ville de Kinshasa ou encore celui de la liaison Kinshasa-Brazzaville, ont été évoqués afin d’en mesurer l’état d’avancement et d’identifier les attentes qui demeurent.
Le message adressé à la jeunesse est donc celui d’une implication permanente : s’informer, questionner, proposer et participer.
La présence des chefs coutumiers, venus remercier et bénir Serge Etinkum Anza au début de la rencontre, a ajouté une dimension communautaire à cette mobilisation. Elle a symboliquement inscrit son engagement dans une relation de proximité avec la population de Maluku.
Au terme du rassemblement, une conviction se dégage : pour Serge Etinkum Anza, la jeunesse ne doit pas être uniquement une force numérique mobilisée lors des grands rendez-vous. Elle doit devenir une force de réflexion, de compétence, de proposition et d’action.
C’est sur cette ambition qu’il entend désormais inscrire son engagement auprès des jeunes de Maluku et, plus largement, de la jeunesse congolaise.
Ben Mandjolo


