La campagne nationale de sensibilisation au Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) poursuit sa mobilisation des forces vives du pays. Après les institutions de la République, les confessions religieuses, les parlementaires, le secteur privé et la société civile, le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a réuni les principaux acteurs des secteurs de la santé et de l’éducation afin de les associer à cette opération nationale.
Face aux ordres professionnels, aux sociétés savantes, aux responsables des établissements de santé, aux syndicats d’enseignants ainsi qu’aux gestionnaires des écoles publiques, conventionnées et privées, le ministre d’État a insisté sur le rôle déterminant du recensement dans la planification des politiques publiques. Pour lui, un développement durable ne peut être envisagé sans une connaissance précise de la population et de ses besoins.

« Sans statistiques fiables, il ne peut y avoir de planification efficace. Sans planification efficace, il ne peut y avoir de développement durable », a-t-il déclaré, appelant les professionnels de la santé et de l’éducation à devenir des relais de proximité pour sensibiliser les communautés et encourager leur participation au RGPH-2.
Guylain Nyembo a rappelé que, durant plus de quarante ans, la République démocratique du Congo a planifié une grande partie de ses investissements sans disposer de données démographiques actualisées. Une situation qui, selon lui, a limité l’efficacité des politiques publiques.

« Pendant plus de quarante ans, nous avons planifié nos investissements sans connaître avec précision le nombre d’habitants, leur répartition, leur structure par âge ou encore leurs conditions de vie. Cette situation ne peut plus durer », a-t-il affirmé.
Le ministre d’État a également souligné que le recensement constitue un instrument de transparence et de bonne gouvernance, en permettant aux décisions publiques de s’appuyer sur des réalités objectives plutôt que sur des estimations.
S’attardant sur le secteur de la santé, il a expliqué que des données démographiques fiables permettront de mieux planifier la construction des infrastructures sanitaires, le déploiement des médecins, infirmiers, pharmaciens et sages-femmes, ainsi que la répartition des médicaments, des vaccins et des équipements biomédicaux.

« Comment construire un hôpital sans connaître la population qu’il doit desservir ? Comment répartir efficacement les médecins, les infirmiers, les pharmaciens et les sages-femmes sans disposer d’une cartographie précise des besoins ? Le RGPH-2 apportera des réponses objectives à toutes ces questions », a-t-il indiqué.
Selon lui, ces informations permettront également de renforcer la couverture santé universelle, d’anticiper les besoins en ressources humaines et d’orienter plus efficacement les investissements publics dans le secteur sanitaire.
Le ministre d’État a établi le même constat pour le secteur de l’éducation, estimant que la disponibilité de statistiques fiables est indispensable pour identifier les besoins en écoles, en enseignants, en salles de classe et en infrastructures éducatives, afin de garantir une meilleure répartition des ressources sur l’ensemble du territoire national.
Le Gouvernement entend poursuivre la dynamique de mobilisation nationale autour du RGPH-2 et faire de chaque acteur un ambassadeur du recensement. L’objectif est de doter la République démocratique du Congo de données statistiques fiables, capables de soutenir une gouvernance plus efficace, une meilleure allocation des ressources publiques et un développement durable répondant aux réalités de toutes les provinces du pays.
Lydia Mangala


