À chaque saison des pluies, le même constat s’impose : des avenues inondées, des caniveaux obstrués par des déchets et des eaux de ruissellement qui envahissent les habitations. Si beaucoup pointent du doigt les autorités, les spécialistes de l’assainissement rappellent qu’une partie du problème résulte également d’un manque de civisme de la population.
En effet, l’entretien régulier des caniveaux longeant les habitations et les commerces ne relève pas uniquement de l’intervention de l’État. Les riverains ont, eux aussi, un rôle essentiel à jouer en veillant à maintenir propres les espaces situés devant leurs parcelles et en évitant d’y jeter des déchets ménagers, des sachets plastiques, du sable ou tout autre détritus susceptible d’obstruer l’écoulement des eaux.
Lorsque les caniveaux sont régulièrement curés, les eaux de pluie s’évacuent plus facilement, réduisant ainsi les risques d’inondations, de dégradation des chaussées et de prolifération des moustiques, vecteurs de maladies telles que le paludisme. Un environnement propre contribue également à améliorer le cadre de vie, à protéger la santé publique et à préserver les infrastructures.
Les experts estiment que la lutte contre l’insalubrité repose sur une collaboration entre les pouvoirs publics, les services d’assainissement et les citoyens. Les autorités ont la responsabilité d’entretenir les grands ouvrages de drainage, de renforcer la collecte des déchets et de faire respecter les règles d’hygiène publique. De leur côté, les habitants sont invités à adopter des gestes simples, notamment nettoyer régulièrement les caniveaux devant leurs concessions et participer aux journées communautaires de salubrité.
Au-delà d’une obligation morale, préserver la propreté de son environnement est un acte de citoyenneté. Une avenue propre commence devant chaque porte, et la prévention des inondations est l’affaire de tous. En changeant nos habitudes et en adoptant des comportements responsables, chacun peut contribuer à bâtir des quartiers plus sains, plus sûrs et plus agréables à vivre.
Ben Mandjolo


