À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit, célébrée le 19 juin de chaque année, un panel de haut niveau s’est tenu ce mardi 23 juin 2026 à Kinshasa pour réfléchir aux mécanismes de prévention et de protection des victimes, en particulier les enfants.
Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs nationaux et internationaux engagés dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits armés, alors que l’Est de la République démocratique du Congo continue d’être confronté à cette problématique depuis plusieurs décennies.
Intervenant lors de ces assises, Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, a insisté sur l’urgence d’agir à la source pour mettre fin à ce phénomène.

« Pour mettre fin à cette abomination, il faut agir sur trois fronts : premièrement, la prévention, en s’attaquant aux causes profondes de la violence sexuelle, en renforçant les institutions et en investissant dans des services axés sur l’enfant », a-t-elle déclaré.
Selon elle, les enfants demeurent parmi les principales victimes de ces violences commises dans les zones de conflit, d’où la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et de prise en charge.
Prenant part au panel, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Samuel Mbemba, a procédé au lancement officiel de la présidence de la République démocratique du Congo à la tête de l’Alliance internationale de l’Initiative pour la prévention de la violence sexuelle (PSVI) pour l’année 2026.
Cette responsabilité internationale constitue, selon lui, une reconnaissance des efforts entrepris par la RDC dans la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits et une opportunité de renforcer la coopération internationale sur cette question.
Dans son intervention, le ministre a dressé un tableau préoccupant des violences sexuelles perpétrées depuis plus de trente ans dans l’Est du pays, rappelant les souffrances endurées par des milliers de femmes, de jeunes filles et d’enfants.
Samuel Mbemba a également rendu hommage au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour la mise en place du FONAREV, un mécanisme destiné à assurer la réparation et l’accompagnement des victimes de violences sexuelles commises dans les contextes de guerre.
Le ministre a par ailleurs salué l’engagement de la Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, dans la défense des droits des femmes victimes de violences sexuelles et son implication dans les actions de sensibilisation et d’assistance aux survivantes.
Les participants ont réaffirmé la nécessité de renforcer les actions de prévention, de lutte contre l’impunité et de prise en charge des victimes afin de mettre un terme à une tragédie qui continue de marquer profondément les populations affectées par les conflits armés en RDC.
Lydia Mangala


