Le Gouvernement congolais poursuit ses réformes en faveur de l’amélioration du climat des affaires. Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a effectué une visite de travail, mardi 28 juillet, au Guichet unique de création d’entreprise (GUCE), en compagnie du Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et de la directrice générale ad intérim du GUCE, Me Mabibi Kisolokele. Au cœur de cette mission figure la modernisation de cet établissement stratégique, appelé à jouer un rôle central dans la simplification de la création d’entreprises en République démocratique du Congo.
Cette visite a permis aux membres du Gouvernement de découvrir les principales réformes engagées au sein du Guichet unique de création d’entreprise, notamment le déploiement d’un nouveau portail numérique destiné à transformer les procédures administratives liées à la création des sociétés.
Selon Me Mabibi Kisolokele, cette plateforme numérique permettra désormais aux entrepreneurs de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers, de connaître avec précision les coûts des formalités administratives, de choisir le statut juridique adapté à leurs activités et d’obtenir leur immatriculation dans un délai normal de 72 heures.
Pour la directrice générale ad intérim, cette transformation numérique constitue une étape importante dans la modernisation du service public. Elle vise à favoriser la formalisation des activités économiques, encourager la création d’emplois, élargir l’assiette fiscale et renforcer la confiance des investisseurs nationaux comme internationaux.

Le nouveau système marque également la transition d’une infrastructure devenue obsolète vers un environnement numérique plus performant, plus transparent et davantage orienté vers les besoins des usagers.
En sa qualité d’autorité de tutelle du GUCE, Guillaume Ngefa a salué les progrès réalisés par les équipes dirigeantes de l’établissement tout en rappelant que la simplification des procédures administratives ne pouvait se faire au détriment des impératifs de sécurité.
À l’issue de la visite, le ministre d’État a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de contrôle suffisamment robustes pour protéger l’économie nationale contre les risques de fraude financière et de criminalité économique.
« Nous devons nous assurer que ceux qui ont du sang sur les mains ne profitent pas du système pour blanchir des capitaux », a-t-il déclaré, évoquant notamment les défis liés aux demandes provenant des zones sous occupation.

Dans ce contexte sécuritaire particulier, Guillaume Ngefa a expliqué avoir insisté sur la mise en place de dispositifs efficaces de vérification, de traçabilité et de contrôle afin d’empêcher toute tentative de blanchiment de capitaux, de financement d’activités illicites ou de contournement des mécanismes de surveillance de l’État.
« L’amélioration du climat des affaires doit impérativement s’accompagner d’une sécurité économique renforcée et du strict respect de la légalité », a-t-il souligné.

Face aux préoccupations exprimées par le ministre de la Justice, la directrice générale ad intérim du GUCE a précisé que les demandes introduites par des personnes résidant dans les territoires sous occupation font déjà l’objet d’une procédure particulière.
Ces dossiers sont systématiquement transmis au ministère de la Justice afin de permettre les vérifications nécessaires avant toute validation, conformément aux informations disponibles et aux mécanismes de contrôle prévus par les services compétents.

Cette procédure vise à prévenir les risques de fraude, de blanchiment de capitaux, de financement d’activités illicites ou de contournement des mesures de contrôle, tout en garantissant le respect des dispositions légales et des droits des personnes concernées.
Au cours de cette visite, Guillaume Ngefa et Daniel Mukoko Samba se sont également rendus dans plusieurs services du GUCE, notamment le centre informatique ainsi que l’agence bancaire installée au sein de l’établissement, afin d’évaluer les moyens techniques mobilisés pour accompagner cette transformation numérique.
Présente à cette séance de travail, une représentante de la Banque mondiale a réaffirmé le soutien de son institution à la modernisation du GUCE. Elle a toutefois relevé que les difficultés d’accès à l’électricité et à Internet dans plusieurs provinces continuent de constituer un frein important à la digitalisation complète des services publics.
Pour sa part, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé son engagement à accompagner les réformes engagées au sein du Guichet unique de création d’entreprise.
Selon lui, la compétitivité de la République démocratique du Congo dépend en grande partie de la capacité des institutions publiques à offrir un environnement favorable aux investisseurs et aux entrepreneurs.
« Nous avons besoin d’un Guichet unique qui fonctionne. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi. Allez plus loin et plus haut », a-t-il déclaré.
En conclusion de sa visite, Guillaume Ngefa a réaffirmé la vision du Gouvernement consistant à bâtir un GUCE moderne, numérique, transparent, performant et sécurisé.
Pour le ministre d’État, cette réforme doit permettre de faciliter les démarches des entrepreneurs respectueux de la loi tout en protégeant les intérêts fondamentaux de la République.
Le Gouvernement entend renforcer la qualité du service public, améliorer durablement le climat des affaires, encourager l’entrepreneuriat et accroître l’attractivité économique de la République démocratique du Congo, tout en consolidant les mécanismes de sécurité indispensables à la protection de son économie nationale.
Lydia Mangala


