Les combats sont terminés, mais personne ne semble pressé de quitter le gymnase du stade Tata Raphaël. Samedi 22 août, la deuxième édition de Judo Vacances s’est achevée dans une ambiance festive et bon enfant. Après deux semaines de compétition, les jeunes judokas ont troqué les kimonos et les tatamis contre les sourires, les applaudissements et une cérémonie de récompenses qui a prolongé la fête jusque dans la soirée.
Du 9 au 22 août, plusieurs milliers de jeunes ont participé à cette deuxième édition. Pré-poussins, poussins, minimes, cadets et juniors se sont affrontés en individuel et par équipes, avec la même envie de gagner et de progresser. Les organisateurs évoquent plus de 3 000 judokas mobilisés durant le tournoi. Au-delà des médailles, Judo Vacances a surtout offert aux jeunes un espace de compétition, d’apprentissage et de rencontre pendant la période des vacances scolaires.
La dernière journée a longtemps ressemblé à une finale classique de judo. Sur les trois tatamis, les combats se sont succédé à un rythme soutenu. Les entraîneurs donnaient leurs dernières consignes, les familles encourageaient les jeunes combattants et les arbitres enchaînaient les rencontres. Puis, lorsque les derniers combats ont pris fin, l’atmosphère a progressivement changé.
Les enfants ont reçu leurs récompenses dans une ambiance particulièrement chaleureuse. Aux côtés des médailles et des distinctions sportives, les organisateurs avaient prévu une série de cadeaux pour les participants. Cahiers, sacs, stylos, casquettes, télévisions et ventilateurs ont notamment été distribués au cours de la cérémonie. Les visages fatigués après plusieurs heures de compétition ont alors retrouvé le sourire.
Pour certains enfants, la récompense ne se résumait plus au résultat obtenu sur le tatami. Un sac sur l’épaule, un cahier dans les mains ou une casquette vissée sur la tête, ils quittaient l’enceinte avec un souvenir supplémentaire de cette édition. Les parents et les accompagnateurs ont eux aussi participé à cette dernière séquence, dans une atmosphère bien loin de la tension des combats.
Cette volonté de récompenser largement les participants s’inscrit dans l’esprit voulu par les organisateurs. Sous l’impulsion de Maître Nico Liyanza, avec la supervision de Maître Papy Tétanos Kalala, Judo Vacances cherche à associer la compétition à l’encadrement et à la valorisation des jeunes pratiquants. L’objectif consiste également à donner envie aux enfants de poursuivre le judo au-delà des vacances et à créer un environnement favorable à l’éclosion de futurs talents.
Dans son discours de clôture, Maître Papy Tétanos Kalala a exprimé sa satisfaction après ces deux semaines de compétition.
« Nous sommes très heureux d’arriver à la fin de ce tournoi qui nous a réunis pendant deux semaines. Nous remercions surtout le coordonnateur Nico Lianza pour son énergie et son implication », a-t-il déclaré.
Le tournoi aura également permis aux jeunes judokas de se confronter à des adversaires différents, de découvrir la pression d’une compétition organisée sur plusieurs jours et d’apprendre à gérer aussi bien la victoire que la défaite. Dans les catégories les plus jeunes comme chez les juniors, chaque combat a apporté son lot d’enseignements.
Judo Vacances a ainsi dépassé le simple cadre d’un tournoi organisé pendant les congés scolaires. Dans un gymnase du stade Tata Raphaël rempli lors des principales journées de compétition, le rendez-vous a rassemblé une jeunesse venue pratiquer, apprendre et partager. Les tatamis ont été le centre de la compétition, mais la cérémonie finale a rappelé que l’événement voulait aussi créer une véritable fête autour du judo.
Lorsque les derniers cadeaux ont été distribués, les enfants ont progressivement quitté le gymnase. Certains portaient encore leurs médailles. D’autres serraient leurs nouveaux sacs ou leurs cahiers. Les combats appartenaient déjà au passé. La deuxième édition de Judo Vacances s’est achevée dans les sourires, avec le sentiment d’avoir réussi son pari : faire du judo un rendez-vous sportif, éducatif et populaire pour la jeunesse congolaise.
Josaphat Mayi


